dimanche 12 juillet 2020

Ma relation au Cameroun: Un bilan honnête s'impose.




Je ne sais pas si cette citation est vraiment d'Albert Einstein, mais je suis sûr d'une chose : il est grand temps de j'arrête de tourner en rond dans la relation émotionnelle avec mon pays d'origine, le Cameroun.

En effet, pas plus tard que ce matin, je me suis rendu compte d'une chose importante que j'ai tendance à oublier : contrairement à beaucoup de français d'origine camerounaise,  je n'ai pas choisis de quitter le Cameroun, je n'ai fait que suivre mon père dans son affectation à Alger!.

J'avais 13 ans et demi, c'était une décision à la quelle je ne pouvais pas m'opposer. Autrement dit, ce n'est pas comme ci je suis aller chercher un visa étudiant une fois mes études universitaires terminés pour aller en France.
Ce sont les faits, tout simplement. Je n'ai PAS CHOISIS de quitter le Cameroun.
Je n'ai donc pas à me sentir coupable d'avoir trahis le cameroun car je n'ai pas vraiment eu le choix au départ, je n'ai pas  volontairement "trahis" le pays.
En plus, dans mon parcours personnel j'ai essayer de me  "rattacher" au pays avec en une série d'échecs incontestables à la clé :

  1. Président Association camerounaise-> je ne me suis jamais vraiment senti à ma place et passer le témoin fut une libération
  2. Association Biagne -> Quand je vois ce qu'est devenu mon grand frère qui s'est donner coprs et âme pour cette association, ça ne donne pas du tout envie.
  3. Marque INDOW : abandon car ça ne m'a jamais rapporté de l'argent et puis construire une marque sur l'identité sportive camerounaise c'est juste suicidaire, ça ne vent pas et ça ne sert à rien.
  4. mes tentatives d'achats fonciers au pays : 10 ans de procédure car je n'ai plus la nationalité camerounaise et beaucoup d'argent de dépensé pour au final  RIEN de concert, rien de construit.
  5. Ma demande de fiancailles à une camerounaise pur jus, chrétienne, bami, qui m'a dit non car je selon elle je ne l'aimais pas ce qui était vrai. 

CONCLUSION:

J'en ai finis de me prendre le choux avec le Cameroun. Mon deuil est fait, je vais éviter de refaire la même chose sans cesse pour obtenir le même résultat au  bout.
A l'avenir ma posture est simple :

  1.  Entretenir ma relation avec les personnes  ( parents, fratrie, Amis ) et les lieux (Dja, Bafoussam, Nkolfoulou)  qui me sont cher.
  2. Donner ce que je peux donner ( école maternel de  Dja à minima et Bayangam au plus large)  
  3. PAS de business spécial pays, PAS de projets humanitaire  autre que celui de Dja, PAS De retour au pays. 




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