vendredi 29 août 2025

Réflexions du 29 Août 2025

 1. Se méfier de la rationalisation quand une décision est prise


Aujourd'hui j'ai pris une décision difficile vis-à-vis d’une relation amicale usante; celle avec Hubert. Et je me suis surpris à vouloir la justifier, à douter, à me demander : "Ai-je été trop dur ? Ai-je exagéré ?"


Mais j’ai compris une chose essentielle :

👉 Je rationalise toujours à partir de mon propre référentiel intérieur.

Et si ce référentiel est biaisé par la culpabilité ou le sur-responsabilisation systématique, alors toute décision sincère et  juste peut finir par paraître abusive.


Alors je m’en tiens aux faits :


Une relation qui me fatigue nerveusement et me met en porte à faux en permanence.

Une dynamique déséquilibrée.

Une énergie que je préfère investir ailleurs.


Il ne s’agit pas de trancher dans le vif par colère et de manière irrationnelle. Il s’agit de reprendre la main sur ce qui me vide, et de rester fidèle à mes valeurs de justice et de sincérité, sans  pour autant m’auto-saboter.



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2. Le contenu vidéo n’est pas une fin en soi


J’ai passé beaucoup de temps (et d’argent) à penser visibilité. Vues. Viralité. Et je me rends compte que j’ai trop souvent confondu le moyen avec la fin.


Une vidéo de Mama TingaTinga qui fait 40 millions de vues ? Très bien.

Mais à quoi bon si cela ne mène à aucune vente de livres, aucune transmission, aucun engagement concret ?


Ce que je veux, ce n’est pas nourrir l’algorithme.

Ce que je veux, c’est nourrir des enfants, des familles, des imaginaires.

Et pour cela, le clip de Mama TingaTinga ne sera plus disponible sur YouTube.

🎁 Il deviendra un contenu exclusif, réservé aux lecteurs du livre de Noël.


👉 Je préfère créer de la valeur réelle plutôt qu’une visibilité creuse.

👉 Je préfère que mes livres deviennent des objets précieux, porteurs de contenu invisible ailleurs.



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3. Réorienter la communication vers le terrain, pas les plateformes

Je vais retravailler ma stratégie de communication de fin d’année avec SILEA, une structure dakaroise dirigée par ma sœur Rosine, que je connais et en qui j’ai confiance.


Mais ce ne sera pas une campagne digitale classique.

Je veux une approche sur-mesure, ancrée localement, avec comme objectifs :


Cibler les écoles, les institutions, les leaders d’opinion.


Organiser des moments de rencontre physique avec Mama TingaTinga.


Valoriser les livres comme passerelles vers l’imaginaire africain, pas comme simples produits.



🎯 J’alloue un budget de 1 million FCFA à cette stratégie : shooting, stylisme, actions terrain et rémunération de SILEA pour la gestion et le pilotage.



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4. Mama TingaTinga, la vraie, devient la clé du système


Et voilà une quatrième prise de conscience majeure :

💡 En gardant le contenu digital (clip, animation, bonus) exclusivement lié au livre, je rends encore plus importante la présence physique de la vraie Mama TingaTinga.


C’est elle qui portera la communication.

C’est elle que les enfants verront.

C’est par elle que l’univers magique prendra corps dans le réel.


Et c’est parfait comme ça.


Car le numérique, l’animation, l’IA, tout cela doit rester un trésor caché, réservé à ceux qui ouvrent le livre.

Mais Mama TingaTinga — la femme, la figure, la Reine des Enfants — est vivante, visible, tangible.

Et c’est elle que je vais mettre en avant à travers tous les canaux.


mardi 26 août 2025

Les fausses bonnes idées géniales

 Avec le temps, j’ai compris une chose essentielle : dans l’entrepreneuriat, tout ce qui a de la valeur est difficile. Les vraies idées, celles qui transforment, ne se présentent jamais sous une forme simple et séduisante. Au contraire, elles se reconnaissent à la complexité, aux obstacles, au travail quotidien qu’elles exigent.


C’est pour ça que je dois me méfier des “illuminations faciles”, de la dernière idée géniale censée me rendre riche, célèbre ou légendaire. En vérité, ce sont des chimères. Elles flattent l’égo, elles excitent l’imagination, mais elles ne bâtissent rien de durable.


La réalité, c’est que j’ai déjà mes projets. J’ai déjà mes objectifs. Je n’ai pas besoin de courir après la prochaine promesse alléchante. Mon temps est ce que j’ai de plus précieux, et je ne peux plus me permettre de le gaspiller dans des distractions.


La discipline, c’est de rester fidèle à ce que j’ai déjà construit, et d’aller au bout, malgré les difficultés. Car ce sont elles, justement, qui prouvent que je suis sur le bon chemin.

Réflexions 26 Août



1. Les réseaux sociaux restent toxiques, ils m’exposent à des contenus perturbants. Je dois protéger ma concentration et ma paix intérieure.



2. L’idée des leviers transformationnels n’a pas besoin d’être publiée. J’ai déjà une vie pleine, inutile d’ajouter des projets.



3. Bonne course ce matin, mais fatigue : je décale le kettlebell à demain et jeudi. Ma routine doit rester : dimanche, lundi, mercredi, jeudi, vendredi (vendredi léger).



4. Ne pas me fixer sur la performance ou le poids, mais sur la stabilité émotionnelle. Le stress me fatigue et m’entraîne vers des comportements erratiques.



5. Hubert à Franconville se donne trop, veut trop plaire. C’est sans doute pour ça qu’on est potes : on partage ce besoin viscéral de plaire, qui parfois nous met dans des situations très compliquées.


Réflexion – Mon rapport à l’Amérique aujourd’hui

 

Pour moi, l’Amérique est le pays qui a poussé le plus loin la contradiction entre son rêve et sa réalité.


Le rêve américain a longtemps tenu comme un noble mensonge, au sens platonicien : un récit fondateur qui, même fictif, oriente les peuples vers un idéal. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Ce rêve n’élève plus, il trompe. Ce n’est plus un noble mensonge, mais un mensonge vulgaire, qui maquille la brutalité et la prédation en liberté et en génie.


Trump a marqué une rupture irréversible. Il a arraché le voile. Là où ses prédécesseurs conservaient le masque du rêve — la démocratie, la liberté, l’égalité des chances — Trump a montré l’Amérique nue : brutale, vulgaire, arrogante, bully assumé sur la scène mondiale. Ses menaces de taxes, ses deals par racket, ses tweets insultants, tout cela n’était pas une déviation, mais la vérité mise à nu.


Cette rupture est irréparable. Plus personne n’y croit. Il faut être désespéré pour encore croire au rêve américain.


Je compare :


La Chine, malgré ses critiques et ses excès, tend encore vers son noble mensonge, celui du communisme harmonieux.


La France, malgré ses contradictions, n’a pas complètement perdu son mythe républicain.


Mais l’Amérique, elle, a cessé de tendre vers son rêve. Elle l’a abandonné.



Hollywood en est le miroir : là où le cinéma vendait encore l’Amérique idéale, aujourd’hui il glorifie la brutalité et l’individualisme sans âme. Même Superman, figure de l’Amérique rêvée, apparaît comme le symbole d’un pays qui n’existe plus.


Le rêve américain est mort. Ce qu’il reste, c’est une Amérique qui ne se cache même plus d’être laide, brutale et dominatrice.


Ma stratégie avec ma chef

 J’ai fini par élaborer une technique qui m’apporte beaucoup plus de sérénité au quotidien. Elle repose sur deux principes simples :

  1. Quand c’est moi qui lui soumets quelque chose :

    • Mon mail doit être ultra-blindé.

    • Je dois anticiper toutes les questions chiantes, tatillonnes, toutes les failles qu’elle pourrait pointer.

    • L’objectif est que, face à elle, mon dossier soit tellement solide qu’elle n’ait aucune prise pour me faire passer pour un fusible.

  2. Quand c’est elle qui me soumet quelque chose :

    • Surtout, ne pas me braquer si ce n’est pas clair.

    • Au contraire : temporiser et poser une avalanche de questions précises.

    • L’amener à détailler, expliciter, clarifier — jusqu’à ce que ce soit écrit noir sur blanc et parfaitement traçable.

    • Une fois que tout est clair, je prends action.

Cette double approche — blindage quand ça vient de moi, inondation de questions quand ça vient d’elle — me permet de garder le contrôle, d’éviter de me cramer les nerfs et de ne plus être pris au piège.

Ma chef me prend pour un fusible

Aujourd’hui, je comprends une bonne fois pour toutes : il n’y a rien de personnel dans mon boulot salarié.

Ma chef est une connasse — je le dis clairement. Elle joue la carte politique : douce et sensible en façade, mais calculatrice et centrée uniquement sur ses propres intérêts. Elle vit dans les ragots, dans les manœuvres internes, et tout est pour elle une question de stratégie.

Les faits parlent d’eux-mêmes :

Mon recrutement. Je n’ai pas été recruté par elle. J’ai été recruté grâce à une personne avec qui elle ne s’entendait pas du tout, alors que moi j’ai eu un très bon feeling avec lui. Elle n’avait pas spécialement envie de me prendre, mais elle a dû accepter parce que ça l’arrangeait pour son organisation. Mon arrivée a donc été, d’une certaine manière, un recrutement subi pour elle.

L’épisode du transfert de contrat. Un jour, j’ai dû clarifier un problème lié à un transfert de contrat. Je l’ai fait directement, sans lui en parler avant, et ça l’a agacée. Elle m’a dit : “Tu aurais dû m’en parler avant.” Mais la réalité, c’est que cette situation mettait en lumière un problème de suivi interne — qui ne venait pas de moi. Elle ne voulait pas que ça se voie. C’est à ce moment-là que j’ai compris : ce qui l’arrange, c’est de rester “propre”, quitte à me faire endosser les erreurs, parce que je suis le fusible idéal.

La surcharge permanente. Nous sommes constamment surchargés, dans l’impossibilité de travailler sereinement et à fond. Mais pour elle, ce n’est pas un problème : tant qu’elle peut se dédouaner et dire que si ça merde, ce n’est pas de sa faute, ça lui va très bien.

La reconnaissance inexistante. Malgré mon implication totale, je n’ai eu aucune augmentation salariale. J’ai même dû me battre pour qu’elle reconnaisse le travail que j’ai accompli. Tout ce temps où je me suis donné à fond n’a rien changé.

Résultat : j’ai fini par perdre mes nerfs une fois. J’ai imposé le ton dans un échange, et c’est là que j’ai réalisé que je m’étais trop impliqué, trop laissé embarquer émotionnellement. Et ça ne m’a rien apporté, si ce n’est une perte d’énergie.

À partir de là, tout est clair : je prends mon temps, je fais ce que je peux. Objectif atteint ou pas, ça ne change rien. Ce n’est pas en bossant dix mille fois plus que j’aurai une reconnaissance ou une augmentation — certainement pas avec elle.

Donc, ma posture est claire :

  • Strictement professionnel.
  • Zéro émotion.
  • Zéro illusion.

Tant que le salaire tombe, ça me va. Fini les rêveries, fini l’implication émotionnelle. Si elle veut que je sois son fusible, qu’elle sache que désormais, je suis un fusible blindé.

mardi 12 août 2025

Communication Mama TingaTinga


Maintenant que le clip animé de la chanson de Mama TingaTinga est terminé, mon second objectif de communication pour la fin de l’année est clair. Il s’agit d’abord de concrétiser l’association avec Al Gueye pour créer la tenue Mama TingaTinga Sénégal. Mais surtout, je veux marquer les esprits en offrant, au nom de Mama TingaTinga, un don de livres à la Première Dame, en soutien à ses actions humanitaires.

Je vise une réalisation en octobre, afin que tout soit prêt avant Noël, Incha’Allah.

Réflexions – 12 août 2025

 

1. Stickers sur les couvertures Mama TingaTinga

Les stickers doivent être volontairement intrusifs. Idéalement, ils devraient même recouvrir partiellement le logo. L’objectif est que le lecteur comprenne immédiatement qu’il y a un contenu exceptionnel à l’intérieur — et non que cela passe inaperçu comme un simple élément décoratif. C’est un choix stratégique essentiel.



2. Optimisation du chargement des vidéos via QR Code

Lorsqu’on scanne le QR code des apparitions de Kam l’Enchanteur, le chargement actuel est trop lent et peu engageant. Je dois, dès mon retour en France, optimiser ce processus pour rendre l’expérience plus fluide et dynamique. Le lecteur doit comprendre instantanément qu’il a accès à un contenu vivant et précieux.



3. Lecture du Coran en soirée

Je décide désormais de réserver la lecture du Coran uniquement pour le soir. Cela me permet de déconnecter complètement, de méditer en profondeur et de trouver un apaisement avant le sommeil. Format idéal : en version papier, avec ma Remarkable, sans distraction. C’est un remède contre les heures perdues sur les réseaux sociaux.


dimanche 10 août 2025

Bamileke ?? ....Mouais

 Aujourd’hui, je réalise à quel point mon regard sur le Bamiléké a changé.

Pendant des années, je l’ai imaginé comme on me l’avait décrit : un bloc unique, presque sacré, avec ses spécificités qui lui donnaient un caractère exceptionnel.

Mais ce n’était qu’une image.


La réalité est bien différente. Les chefferies sont fragmentées. Les spiritualités ne sont pas les mêmes partout. Les Bamiléké ne pratiquent pas tous le même culte, et leur rapport au sacré varie énormément.

C’est beaucoup plus subtil, nuancé… et éclaté que ce que j’avais cru.


J’ai donc arrêté de croire au mythe d’un Bamiléké uni et spirituellement homogène.

Et cette désillusion, je veux la noter ici, noir sur blanc, pour ne pas oublier le jour où j’ai enfin vu les choses comme elles sont.

Mon choix du Sénégal

J’ai fait un choix définitif et irrévocable : le Sénégal est mon pays africain. Je l’assume pleinement, quelles qu’en soient les conséquences pour ma relation avec le Cameroun.


Je me sens libre. Libre de choisir, libre de ne pas “me faire une raison”. Même si je ne possède pas un seul millimètre de terre au Cameroun, ni business, ni patrimoine, ce n’est pas un problème. Et si un jour mes enfants me le reprochaient, je l’assumerais tranquillement. J’ai choisi mes combats — lucidement — parce que je sais ce que je peux porter et ce que je dois laisser.


Joël, mon meilleur ami, illustre une réalité différente. Il est pleinement à l’aise avec le fait d’avoir dû se séparer ; il dit même que c’est lui qui a décidé de divorcer. Pourtant, à l’origine, c’est sa femme qui a demandé la séparation, il y a plus d’une dizaine d’années, et il ne l’avait pas anticipée. Dans ce sens, même s’il assume, il a subi un événement qu’il n’avait pas choisi. Je vois ces vies-là, ces chocs-là, et je mesure ma chance de pouvoir décider — et d’assumer mes décisions.


Au Cameroun, l’essentiel pour moi est simple et clair : mes parents d’abord. Prendre soin de mon père et de ma mère, qui sont âgés, c’est tout ce qui compte. Ensuite, vient mon ami d’enfance, Ayissi, que j’aime comme un frère, et ses enfants. Tout le reste n’a pas de sens. Voilà mon Cameroun : ces personnes concrètes, ces visages précis, ceux envers qui j’ai une dette morale et à qui je veux donner le meilleur de moi-même.


Le Sénégal m’habite depuis si longtemps que je le choisis pleinement comme pays. Plus j’y vis, mieux je me sens. Et si Allah me prête vie, c’est là que je passerai le plus clair de mon temps. Inchallah.


Quant à la France, c’est un long au revoir. Je suis en reconversion, et j’ai besoin de temps pour que mes filles grandissent et se construisent. La France me permet aujourd’hui de leur offrir une éducation que je ne pourrais pas financer si nous vivions au Sénégal, et pour cela je rends grâce à Allah. Tant que je peux leur donner le meilleur possible ici, je le ferai — puis je partirai sereinement.


Enfin, il y a ces démarches administratives où j’ai fait tout ce que je pouvais : certaines choses ont abouti (comme l’acte de naissance camerounais de ma fille aînée, que je prends comme un signe voulu par Dieu), d’autres non. Ce n’est pas grave. À un moment, on accepte, on avance — libre.


Et au bout du compte, si je ne possède rien — ni terre, ni entreprise, ni “preuves” visibles — je n’aurai aucun regret. Parce que l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, c’est d’honorer mes parents, d’aimer les miens, de tenir mes choix et de vivre, par la grâce d’Allah, une belle vie. Alhamdoulilah.


Réflexions du 10 Août 2025

1. La récitation coranique, mon sommeil et mes pauses.

Écouter des récitations du Coran m’aide à dormir profondément et à me déconnecter. C’est un moyen efficace pour arrêter de perdre du temps sur les réseaux sociaux et faire de vraies pauses. Pour moi, l’appel d’une sieste reposante, c’est le son de la récitation coranique.


2. Manger moins en mâchant mieux.

Aujourd’hui, j’ai confirmé que le fait de compter mes cuillerées et de mâcher chaque bouchée au moins 10 fois m’aide réellement à manger moins. C’est une habitude que je veux cultiver.


3. Une reprise en douceur au travail.

Demain commence ma semaine de reprise, et c’est idéal : aucune réunion prévue du lundi au jeudi. Je vais pouvoir retrouver le rythme tranquillement.


Pourquoi j’aime mon boulot de salarié ?


1. Parce que je maîtrise mon métier.

Avec 15 à 16 ans d’expérience en informatique et une solide connaissance du secteur bancaire, je sais exactement ce que je fais. Je ne perds pas de temps à douter ou à chercher comment m’y prendre : je suis à l’aise et compétent.


2. Parce que la technologie, et surtout l’intelligence artificielle, me donne un vrai avantage.

Grâce à l’IA, je travaille mieux, plus vite et avec plus de précision. Elle m’aide à être plus efficace, à réduire mon stress et à mieux gérer mon temps. Et comme cette technologie ne fait que progresser, mon avantage ne fera qu’augmenter.


3. Parce que je suis bien payé.

Mon poste est stable, il rémunère correctement mon travail et me permet de subvenir aux besoins de ma famille.


Pour ces trois raisons, Alhamdoulilah, je rends grâce à Dieu. Je compte rester à ce poste aussi longtemps que nécessaire… jusqu’au jour où je pourrai vivre pleinement de ma passion : être auteur-illustrateur jeunesse à travers ma maison d’édition.

À Fajr, sous la lumière d’Ayat al-Kursî



Quand l’aube se lève et que mes lèvres récitent Ayat al-Kursî,

un voile tombe, et mon cœur se met à danser comme un enfant.


La paix descend en moi comme une pluie douce,

et chaque goutte lave mes peurs, mes doutes, mes ombres.


Je sens une force nouvelle couler dans mes veines,

non pas la force des muscles,

mais celle qui vient d’Allah,

la force de celui qui sait qu’il est protégé, aimé, guidé.


En cet instant, mon âme retrouve son vrai visage,

celui qu’Allah a sculpté avant ma naissance.


Je ne suis plus perdu,

je suis là où je dois être :

sous Son regard, dans Sa lumière,

entouré de Sa protection éternelle.


samedi 9 août 2025

Le Mirage de l’IA

Chaque jour, ici au Sénégal, les réseaux sociaux débordent de nouvelles vidéos : des artistes, des créatifs, des passionnés qui montrent avec fierté ce qu’ils peuvent faire avec l’intelligence artificielle. Les images sont belles, parfois bluffantes, le buzz est immédiat… et pourtant, je vois bien le revers de la médaille.


Derrière l’effet wow, il n’y a souvent rien. Pas de revenus, pas de modèle économique solide. Juste un flux continu de contenus qui se consument aussi vite qu’ils apparaissent.


Moi, j’ai une chance. Une vraie. Avec Mama TingaTinga, les livres préférés des enfants, j’ai autre chose qu’un buzz éphémère : j’ai un vrai business model. Je vends des livres, et ça change tout. Ce n’est pas une illusion, c’est du concret.


Et j’en suis fière. Pas seulement pour l’idée ou l’image, mais pour ce que je bâtis et ce que je transmets. Au-delà du buzz.


Le secret pour manger moins

Je crois avoir trouvé mon secret pour réduire mes portions : mâcher en conscience.

Chaque cuillerée qui entre dans ma bouche doit être mastiquée au moins 10 fois — jamais moins de 5, idéalement entre 10 et 20.

Je compte mentalement chaque mouvement, par séries de 5, jusqu’à atteindre ou dépasser le seuil des 10.


Ce rythme volontaire me force à ralentir, à savourer, et surtout à ressentir le moment où mon corps n’a plus besoin d’être rempli. Après ces 10 coups de mâchoire, je dis Alhamdoulilah, pour remercier et marquer la pause.


Et j’ai compris quelque chose : le secret pour manger moins, c’est de mâcher plus.

C’est simple, clair, impactant… et ça change tout.


vendredi 8 août 2025

Cameroun? Triple NoGo

Après mûre réflexion, trois raisons me confirment que je n’ai rien à entreprendre au Cameroun, du moins pour l’instant.


1. Le business : pas d’intérêt et pas de viabilité

La raison principale, c’est l’exemple de mon meilleur ami d’enfance. Il est sur place, il entreprend depuis vingt ans, avec des équipes, des projets, de l’expérience… et malgré tout, ce ne sont que des galères. Si lui, dans ces conditions, peine à faire tourner ses affaires, je ne vois pas comment je pourrais réussir à distance.

De plus, je n’ai plus la nationalité camerounaise et je ne vis pas sur place. À mes yeux, ça rend toute tentative encore plus compliquée et inutile.


2. Les terrains : un capital qui dort

J’ai déjà un terrain à Kribi. Et honnêtement, j’en fais quoi ? Je n’y vais pas, je n’ai pas l’intention d’y construire, ça ne m’intéresse pas. C’est juste un actif dormant. Acheter un autre terrain à Bayangam ? Possible… mais ce n’est pas une priorité.


3. L’immobilier : trop cher pour un retour incertain

L’immobilier qui m’intéresserait est beaucoup trop cher aujourd’hui. Construire au bord de la route à Bayangam pourrait être une idée, mais je n’ai pas le budget pour ça. Et même si je l’avais, la rentabilité ne serait pas garantie.


Conclusion

Pour le moment, entreprendre, acheter ou construire au Cameroun n’a aucun sens pour moi. Mon seul investissement au pays, c’est le bien-être de mes parents : leur assurer un beau troisième âge, une bonne santé, et la meilleure qualité de vie possible. Tout le reste est secondaire.


Le stress, deux faces d’une même pièce

Aujourd’hui, je réalise que le stress est comme une pièce à deux faces.

Le côté pile, c’est le bon stress : celui qui nous donne l’énergie nécessaire pour réagir vite face au danger, qui aiguise nos réflexes et nous pousse à décider sans nous laisser paralyser par la confusion.


Mais il y a l’autre face : le mauvais stress.

D’abord, il déclenche la libération rapide de sucre dans le sang pour préparer le corps à l’action. Dans un environnement moderne — un bureau, par exemple —, si l’action physique ne suit pas, ce sucre est stocké… et devient cette fameuse graisse viscérale, cadeau du stress chronique.


Ensuite, il appauvrit notre pensée. Sous stress, on ne prend plus le temps d’analyser, de nuancer. L’esprit devient binaire : fight or flight. Les zones grises disparaissent. Et c’est là qu’on devient manipulable. Naomi Klein l’explique bien : maintenir les gens dans un état de stress émotionnel élevé, c’est les rendre plus dociles. Je comprends mieux aujourd’hui pourquoi elle a raison.


Mon expérience personnelle me l’enseigne : le vrai bonheur, c’est de ne stresser que lorsque c’est vraiment nécessaire… et de rester tranquille le reste du temps. Savoir faire cette distinction, c’est reprendre le contrôle.

Et quand on a le contrôle, on n’a plus besoin de stresser.

Alhamdoulilah.


Aujourd’hui, je réalise que le stress est comme une pièce à deux faces.

Le côté pile, c’est le bon stress : celui qui nous donne l’énergie nécessaire pour réagir vite face au danger, qui aiguise nos réflexes et nous pousse à décider sans nous laisser paralyser par la confusion.


Mais il y a l’autre face : le mauvais stress.

D’abord, il déclenche la libération rapide de sucre dans le sang pour préparer le corps à l’action. Dans un environnement moderne — un bureau, par exemple —, si l’action physique ne suit pas, ce sucre est stocké… et devient cette fameuse graisse viscérale, cadeau du stress chronique.


Ensuite, il appauvrit notre pensée. Sous stress, on ne prend plus le temps d’analyser, de nuancer. L’esprit devient binaire : fight or flight. Les zones grises disparaissent. Et c’est là qu’on devient manipulable. Naomi Klein l’explique bien : maintenir les gens dans un état de stress émotionnel élevé, c’est les rendre plus dociles. Je comprends mieux aujourd’hui pourquoi elle a raison.


Mon expérience personnelle me l’enseigne : le vrai bonheur, c’est de ne stresser que lorsque c’est vraiment nécessaire… et de rester tranquille le reste du temps. Savoir faire cette distinction, c’est reprendre le contrôle.

Et quand on a le contrôle, on n’a plus besoin de stresser.

Alhamdoulilah.


jeudi 7 août 2025

Premier jeûne d’eau de 24h

 


Aujourd’hui, je suis en train de vivre mon premier jeûne d’eau de 24 heures. C’est une étape importante pour moi, un cap que je franchis consciemment.


À la base, le jeudi est déjà un jour de jeûne pour moi : je pratique le jeûne islamique, le jeûne du Prophète ﷺ, entre Fajr et Maghrib — sans boire, sans manger, uniquement tourné vers l’essentiel.


Mais aujourd’hui, j’ai ressenti le besoin d’aller plus loin. Pas dans une logique d’extrême, mais dans une volonté de purification, de clarté et de recentrage. Ces derniers jours, j’ai un peu trop profité, en étant chez ma grande sœur à Mermoz. J’ai bien mangé, parfois trop, sans forcément écouter mon corps.


Alors ce soir, au lieu de rompre mon jeûne comme d’habitude, j’ai décidé de continuer — en mode jeûne d’eau, jusqu’à demain matin, voire au-delà, puisque de toute façon, je ne prends jamais de petit-déjeuner. Je m’hydraterai avec soin, sans excès. Juste de l’eau. Juste ce qu’il faut.


L’idée derrière tout ça, ce n’est pas la performance. C’est le repos. Laisser mon estomac souffler. Donner à mon corps la possibilité de brûler les réserves, d’éliminer, de se nettoyer. Et surtout, laisser de la place à l’esprit. Retrouver cette lucidité qu’on perd quand on mange machinalement.


Je souhaite que, dans ma vie, la nourriture redevienne une nécessité, pas un refuge ou un plaisir automatique. Quand je décide de bien manger, ce doit être un moment exceptionnel, choisi, conscient. Le reste du temps, je veux juste donner à mon corps ce dont il a besoin pour fonctionner de manière optimale.


C’est une nouvelle étape. Un test, une discipline, une forme d’amour de soi.

Et Incha’Allah, ça va le faire.


Sénégal, réflexion économique



Avec un peu de recul, je réalise qu’au Sénégal, économiquement parlant, il y a en réalité très peu de besoins à combler.


Attention, je ne dis pas qu’il n’y a pas de pauvreté ou de défis. Mais ce que je remarque surtout, c’est l’absence de prolifération de besoins secondaires ou artificiels, ceux qu’on appelle ailleurs "futiles", mais qui forment pourtant le moteur du capitalisme moderne. Ce sont ces fameux besoins que l’on crée de toutes pièces pour maintenir les rouages du système : des services qui n’existent que parce qu’on a d’abord injecté l’idée dans l’esprit des gens qu’ils en avaient besoin.


Steve Jobs l’avait bien dit : « Les gens ne savent pas ce qu’ils veulent jusqu’à ce qu’on le leur montre. »

Mais au fond, ce que cela signifie, c’est aussi qu’on peut fabriquer des dépendances. Et que plus une société avance dans cette direction, plus elle s’éloigne d’un rapport simple et sobre à la consommation.


Or ici, au Sénégal, ces dépendances restent relativement limitées. On n’a pas encore franchi ce seuil de saturation où chaque nouveau service répond à un besoin que le marketing a d’abord injecté dans le cerveau du consommateur.


C’est d’autant plus frappant dans le domaine du numérique. Prenons les applications mobiles : on ne parle pas d’un écosystème fermé, comme en Chine, qui protège ses acteurs locaux et permet l’émergence de géants nationaux. Ici, les rares services technologiques qui prennent sont souvent des filiales de groupes étrangers : Yangoo est russe, Wave est américain… là où des solutions locales auraient pu émerger si l’environnement était plus protecteur ou structuré.


Au final, on se retrouve dans une impasse entrepreneuriale. D’une part, peu de besoins réels à combler. D’autre part, des géants mondiaux capables de copier toute innovation locale dès qu’elle montre un peu de traction. Et ce, sans la moindre résistance : il n’existe aucun protectionnisme, aucune préférence nationale digne de ce nom.


C’est pourquoi je pense que le rêve de “la start-up qui va tout changer” ici est souvent une illusion. L’énergie qu’on y brûle ressemble à de la glace qui fond au soleil : vite dépensée, pour un impact minime.


Conclusion personnelle : sur le plan business, le Sénégal n’a pas tant besoin de “solutions” que ça. Et les rares besoins existants peuvent être rapidement absorbés ou écrasés par des systèmes puissants, déjà établis, qui ne laissent que peu de place à l’émergence locale.


lundi 4 août 2025

Semaine 4 (S4) – 3

Je suis en pleine forme.

Physiquement, mentalement, spirituellement.

C’est simple : je suis aligné.


🌙 Spirituel


Depuis mon arrivée, aucune prière manquée. Pas une seule.


Je ressens une paix intérieure profonde, une vraie connexion.


Le jeûne bihebdomadaire (lundi/jeudi) me fait un bien fou : clarté mentale, légèreté, discipline.



🏝️ Physique & mental


Le repos est réel. Ce sont des vacances complètes, au bord de la mer, dans un cadre qui me ressource.


Je mange local, je mange moins. Pas de surcharge, pas de grignotage, juste du bon.


Résultat : énergie + lucidité + bien-être corporel.


Je suis détendu. Je gère mes mails sans pression.

Je relativise, je prends du recul, je respire.



🔭 Vision à moyen terme


Ce séjour me le confirme une fois de plus :


> Nous vivrons au Sénégal, incha’Allah.




Il faut préparer cette transition avec sérieux, mais le cœur y est, l’intuition est claire.



💼 Et après ?


La reprise approche, et je sens que je vais revenir en mode "chargé à bloc".


Objectif : cash.

Je veux gagner beaucoup d’argent, investir intelligemment, et préparer ma retraite à 50 ans, sans compromis.




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> Semaine 4 : je suis bien. Vraiment bien.

Ce genre de paix intérieure ne s’achète pas.

Il faut juste ne pas la perdre en reprenant le rythme de la ville.


Semaine 4 (S4) –2

Une semaine d’ancrage.

Les choses avancent. Lentement, parfois chaotiquement, mais elles avancent.


✅ Points positifs


Très bons rendez-vous mardi dernier : des échanges prometteurs qui confirment la valeur de l’offre.


Deux autres rencontres prévues demain, et un rendez-vous clé mercredi avec une partenaire influente. L’objectif : accéder à des centres commerciaux plus importants pour une meilleure visibilité.


Livraisons assurées cette semaine :


J’ai relivré des livres à un partenaire existant.


J’ai aussi déclenché une nouvelle livraison à un futur partenaire.


Un nouveau point de distribution est donc en train de naître.



La grande leçon de la semaine :


> Les Rencontres Mama TingaTinga doivent cibler des groupes scolaires, pas juste des écoles isolées.

C’est l’effet chaîne qui compte : un événement = plusieurs classes = ventes en série.





⚠️ Freins et vigilance


Toujours en attente des nouveaux ouvrages. Octobre devient la ligne d’horizon : je mise tout sur cette fenêtre pour relancer les partenariats avec force.


Je sens que je ne suis pas encore prêt pour organiser une grande rencontre avec les groupes scolaires, malgré l’envie. Je refuse de précipiter un événement mal préparé.


Je veux du qualitatif. Mieux vaut arriver fort en octobre avec des outils solides que bricoler une première rencontre trop vite.



🎯 Cap à suivre


Sadibou est identifié comme le contact-clé pour pénétrer plusieurs groupes scolaires. C’est par lui que tout peut s’ouvrir. Je dois nourrir ce lien et le sécuriser.


Je reste lucide : le marché est dur, mon business est fragile, mais je progresse.

Ce n’est pas encore le grand décollage, mais c’est une montée constante.


Semaine 4 (S4) –1

  Dakar, avant-dernière semaine


Villa Nzietchueng – Point d’étape


Enfin, après trois semaines d’attente et d’atermoiements, les travaux ont démarré. C’est une vraie bouffée d’oxygène.


La piscine est en cours de creusement.


Les fondations de la cuisine africaine sont lancées.


Les ajustements sur le bâtiment principal sont en route, même si le renforcement du vieux mur devra être fait dans un second temps.



Tout cela marque un vrai tournant : la dynamique est enclenchée. On est encore loin du compte, mais ça avance.


Mais... la logistique me plombe.


Sur quatre conteneurs attendus, un seul est arrivé – et encore, je n’ai même pas pu accéder aux produits, notamment les sanitaires.

Cela soulève deux problèmes majeurs :


1. Le stockage temporaire des sanitaires devient un casse-tête tant qu’ils ne peuvent pas être transférés au Lac.



2. Le manque de visibilité sur les autres conteneurs est un vrai point noir. À ce stade du chantier, je devrais avoir des infos claires, des ETA fiables, et un minimum de réactivité.




C’est un vrai frein.

La construction avance, mais la logistique la ralentit, voire la menace. Si je veux finir dans les temps, je vais devoir serrer la vis là-dessus très vite.


Priorité absolue pour la suite :


Obtenir une confirmation claire de l’arrivée effective de chaque conteneur.


Sécuriser un espace de stockage fiable à Dakar ou au Lac.


Fluidifier la chaîne entre réception, transport et pose.



> Semaine 4 aura été celle du déclic pour les travaux,

mais aussi celle du ras-le-bol sur la désorganisation logistique.


Investir à Dakar avec Rosine

Aujourd’hui, une idée s’impose avec clarté : investir à Dakar avec Rosine, ma grande sœur.


Pourquoi Dakar ? Parce que, malgré toutes nos pistes — renforcer le portefeuille BRVM, construire un hangar à Sendou, acheter des terrains — rien n’offre aujourd’hui un retour aussi concret et immédiat qu’un bon investissement immobilier à Dakar. Pas dans cinq ans : maintenant.


Rosine, elle, est déjà sur le terrain. Elle vit à Dakar, elle connaît la ville, elle est connectée au réseau des expatriés, ce qui est un vrai levier. De notre côté, nous avons le capital, l’ancrage, et une vision claire. Et surtout, un même objectif : investir intelligemment, avec un bénéfice direct pour chacun.


Pour Rosine, c’est le besoin vital d’un pied-à-terre à elle. Pour nous, c’est l’opportunité d’avoir enfin un bien dans Dakar, en plus de la maison du Lac Rose. Un projet familial qui fait sens, et qui rassure, parce qu’on avance ensemble, pas en solo.


L’idée serait d’acheter dans le même immeuble — en VEFA ou dans l’ancien, peu importe. Ce qui compte, c’est de mutualiser les efforts, se soutenir dans la gestion, faire face ensemble aux aléas. L’union fait la force. Et ce projet est aussi simple que puissant : deux membres d’une même famille, avec des intérêts alignés, qui décident de poser une pierre ensemble dans une ville en plein essor.


Rosine est prête. Elle veut le faire. Et moi aussi. C’est le bon moment.


dimanche 3 août 2025

🌟 Sourate An-Nasr – Le triomphe et la tentation cachée

« Lorsque vient le secours d’Allah et la victoire... »(Qur'ân, 110:1)

Parmi les plus courts chapitres du Coran, la sourate An-Nasr est aussi l’une des plus puissantes. Elle parle de victoire. De réussite. De consécration. Et pourtant, elle ne s’achève pas sur un chant de gloire, mais sur un appel au dhikr et au repentir.

Et c’est là son secret.

🕊️ Dans la réussite, le piège est raffiné

Il est aisé, dans la lumière de la réussite, de dire « Alhamdulillah », de faire l'éloge d’Allah par réflexe. Mais ce réflexe peut masquer un piège : celui d’un orgueil silencieux, qui se glisse dans le cœur sans bruit.

La louange sincère peut alors devenir une belle façade, tandis qu’en secret, l’âme se sent supérieure, rassasiée, flattée par le succès. C’est dans ce moment précis que la sourate An-Nasr nous rappelle une vérité fondamentale :

> Louange et repentir doivent aller ensemble.

🌧️ L’istighfâr n’est pas ici le pardon du péché

Il est la purification de ce que la réussite pourrait déposer dans le cœur :

– une once de vanité,

– un goût subtil pour les applaudissements,

– un contentement de soi bien maquillé sous les mots pieux.

C’est pourquoi Al-Qurtubi souligne que cette sourate est une leçon d’humilité à l’apogée de la réussite. Elle nous apprend que chaque victoire apparente exige un double retour vers Allah :

par le dhikr, pour reconnaître Sa grâce,

par l’istighfâr, pour se nettoyer de ce que cette grâce pourrait faire naître d’ombre en nous.

🌙 Ce que cette sourate m’enseigne, profondément

> 🕊️ « Dans la victoire, ne dis pas seulement : Alhamdulillah.

Dis aussi : Astaghfirullah.

Car même si le monde ne voit que ta gratitude,

seul Allah connaît la part d’orgueil que tu n’as pas vue. »

— S. Kamga Nzietchueng

Notes spirituelles, Dakar, 1447 H


Poids du jour : 98,1 kg

 Journal personnel – 3 août 2025

Aujourd’hui, je décide de changer de regard.

Ce chiffre sur la balance, je ne le vois plus comme une faute ou un échec. Je le vois comme un indicateur simple, brut, biologique : des réserves. C’est tout. Pas besoin d’en faire un drame ou une spirale mentale. Ce poids, c’est juste de l’énergie stockée. Rien de plus, rien de moins.


Ça veut dire quoi concrètement ?

Ça veut dire que je peux me dire : « Cool, j’ai du stock. » Donc aujourd’hui, je vais manger léger, boire moins, peut-être même jeûner une bonne partie de la journée. Pas par punition. Pas par culpabilité. Mais parce que je peux me le permettre. Parce que mon corps a déjà ce qu’il faut pour tenir.

Et c’est ça le vrai switch mental : voir ce poids comme une liberté. La liberté de ne pas être esclave de la nourriture, de ne pas me précipiter sur un petit-déj, de pouvoir laisser mon corps digérer tranquillement ce que je lui ai donné hier.


Ce n’est pas un corps en surcharge, c’est un corps en autonomie temporaire. Un corps qui dit : « Pas besoin de ravitaillement tout de suite. J’ai ce qu’il faut. »


Alors aujourd’hui, je ne me demande pas ce que je vais manger, ni à quelle heure.

Je me dis juste : « J’ai des réserves. Et ça, c’est un cadeau. »

Statégie S2 - 2026