dimanche 9 août 2026

Statégie S2 - 2026

 


Entreprendre ne suffit pas : encore faut-il réussir à en vivre

 

Plus j’avance, plus je réalise une chose assez simple : gagner de l’argent est difficile. Très difficile.

Et gagner suffisamment d’argent, légalement, régulièrement et durablement pour financer sa propre vie l’est encore davantage.

C’est probablement ce qui me gêne le plus dans une partie du discours contemporain sur l’entrepreneuriat. On présente parfois la création d’entreprise comme une forme d’émancipation presque accessible à tous : lance ton activité, deviens indépendant, quitte ton emploi, travaille pour toi-même.

Je pense désormais que c’est en grande partie un miroir aux alouettes.

Créer une activité est relativement facile.
Créer une activité qui rapporte de l’argent est beaucoup plus difficile.
Créer une activité qui permet réellement d’en vivre durablement est encore autre chose.

Et pour moi, cette difficulté repose notamment sur trois exigences économiques.

1. Il faut d’abord réussir à gagner de l’argent.

Cela paraît évident, mais c’est probablement le point le plus sous-estimé.

Transformer une idée, une compétence, un produit ou un service en argent réellement encaissé suppose de trouver des clients, de créer suffisamment de valeur pour qu’ils acceptent de payer, de maîtriser ses coûts, sa distribution, sa trésorerie, son exécution…

C’est difficile.

Et c’est précisément parce que produire légalement de la valeur économique est difficile que les raccourcis, les combines et les activités illicites ont toujours existé : gagner de l’argent honnêtement demande généralement beaucoup plus de construction qu’on ne veut bien le raconter.

2. Ensuite, il faut réussir à gagner cet argent régulièrement.

C’est là qu’apparaît pour moi une distinction fondamentale entre faire de l’argent et posséder une véritable source de revenus.

On peut faire une excellente opération de temps en temps.

Revendre quelque chose avec une belle marge.
Signer un gros contrat.
Profiter d'une opportunité.
Connaître un mois exceptionnel.

Mais ce sont parfois simplement des coups de fusil.

Le véritable changement de nature intervient lorsqu’on commence à pouvoir dire :

Je sais approximativement combien ce système va générer le mois prochain, puis le mois suivant.

Parce que nos dépenses, elles, sont parfaitement régulières.

Le logement revient chaque mois.
La nourriture revient chaque mois.
Les enfants, les assurances, les transports, les études, les loisirs, les projets, la retraite : tout cela demande des revenus permanents.

L’impermanence des revenus entrepreneuriaux se heurte donc à la permanence des dépenses de la vie.

La première grande victoire d’un business est donc selon moi la prédictibilité.

3. Mais même la prédictibilité ne suffit pas : il faut pouvoir grandir.

Un business peut être parfaitement régulier et rester économiquement limité.

On peut savoir générer 500 000 FCFA chaque mois de manière fiable, mais être incapable de passer à 1 million, puis 2 millions ou 5 millions sans travailler deux, cinq ou dix fois plus.

C’est là qu’intervient la scalabilité.

Une véritable machine économique doit progressivement permettre de prendre un mécanisme qui fonctionne et de l’amplifier :

X → 2X → 5X → 10X.

Par la distribution.
Par la technologie.
Par une équipe.
Par la duplication géographique.
Par la marque.
Par le capital.
Par les processus.

Et cette étape est probablement encore plus difficile que la précédente.

4. Enfin, il faut remettre tout cela en face de la vie que l’on veut financer.

C’est peut-être le point que l’on oublie le plus.

On n’entreprend pas simplement pour pouvoir dire que l’on est entrepreneur.

Une activité économique est censée permettre de vivre.

Financer son logement.
Sa famille.
L’éducation de ses enfants.
Ses voyages.
Ses projets.
Son patrimoine.
Sa retraite.
Et tout simplement une certaine qualité de vie.

Dire qu’un business « fonctionne » parce qu’il génère un revenu n’a donc aucun sens sans poser la question suivante :

Ce revenu permet-il de financer durablement la vie que je souhaite mener ?

Je vois parfois le raisonnement inverse : puisque mon activité ne me permet pas de financer mon niveau de vie, je vais drastiquement réduire mes besoins jusqu’à ce qu’ils correspondent à ce que mon business peut produire.

C’est évidemment un choix parfaitement respectable.

Mais personnellement, si l’entrepreneuriat exige de sacrifier durablement la qualité de vie que je souhaite offrir à ma famille simplement pour préserver le statut d’« entrepreneur », alors l’outil finit par devenir une fin en soi.

Et ce n’est plus ma conception de l’entrepreneuriat.

Ma grille de lecture est donc devenue beaucoup plus froide et beaucoup plus simple :

1. Est-ce que ce business gagne réellement de l’argent ?
2. Est-ce qu’il peut en gagner de manière suffisamment régulière et prévisible ?
3. Est-ce que cette machine peut être amplifiée ?
4. Et, au bout du compte, peut-elle financer la vie que je veux mener ?

C’est seulement lorsque ces quatre questions commencent à recevoir une réponse positive que l’on passe, selon moi, d’une activité entrepreneuriale à une véritable machine économique.

Gagner. Stabiliser. Scaler. Vivre.

C’est à cette aune que je veux désormais juger mes propres projets entrepreneuriaux.

Pensées du samedi 8 août 2026

 

P1 — Comprendre ce que le grand âge change chez mon père

Je réalise que l’esprit de mon père s’est, d’une certaine manière, fossilisé avec l’âge. À bientôt 80 ans, je comprends qu’il ne fait pas nécessairement « exprès » d’agir comme il le fait.

Quelles que soient ses intentions profondes, je perçois désormais dans certaines de ses attitudes quelque chose d’automatique, d’impulsif et parfois d’inconséquent. Certaines manières de penser et de réagir semblent tellement installées qu’elles fonctionnent presque d’elles-mêmes.

Cela ne signifie pas que je le dédouane de ses actes ni que je dois tout accepter. Comprendre n’est pas excuser. Je cherche simplement à intégrer le grand âge comme l’un des éléments qui peuvent expliquer sa manière actuelle de fonctionner.

Cette compréhension peut m’aider à moins attendre de lui certains changements, et à regarder certaines de ses réactions avec davantage de recul.


P2 — Interroger les habitudes dont j’ignore l’origine

Je prends conscience que toute habitude que j’observe chez moi sans pouvoir en identifier clairement l’origine mérite mon attention et ma curiosité.

Je pense que beaucoup de ces comportements se construisent très tôt, par observation, imitation et répétition, parfois de manière totalement inconsciente. On peut ainsi conserver pendant des années des réflexes dont on ne sait même plus pourquoi ils existent.

Je veux donc apprendre à les regarder froidement, sans les considérer comme naturels ou évidents simplement parce qu’ils sont anciens. Une habitude n’est pas forcément pertinente parce qu’elle est profondément installée.

Mon objectif est de me demander : d’où vient-elle ? À quoi me sert-elle aujourd’hui ? Est-elle encore utile, cohérente et bénéfique ? Et si ce n’est pas le cas, je dois me donner le droit de la modifier ou de l’abandonner.


P3 — Une lucidité nouvelle : le Cameroun et le Sénégal

Je réalise que ce voyage m’a apporté une lucidité nouvelle. Elle possède deux faces : mon rapport au Cameroun d’un côté, et mon rapport au Sénégal de l’autre.

Côté Cameroun, plus de regrets, plus de frustrations. J’ai sincèrement tout essayé et beaucoup donné pendant près de vingt ans. Je n’ai plus à me demander ce que j’aurais pu faire de plus. J’ai fait ma part, et cela suffit amplement.

Côté Sénégal, cette même lucidité signifie la fin des projets irréalistes et une volonté de construire quelque chose de beaucoup plus concret, patient et ancré dans les réalités du terrain. Mais elle signifie aussi une volonté sincère d’embrasser pleinement l’identité sénégalaise, sans limite.

C’est finalement la même lucidité des deux côtés : accepter ce qui n’a pas fonctionné au Cameroun sans continuer à lutter contre le réel, et construire au Sénégal sans fantasmer le réel.


P4 — Je n’ai pas à tout réparer

Je réalise que je n’ai pas à tout réparer, je ne veux pas tout réparer et je ne dois pas tout réparer. Cette tendance à vouloir intervenir, trouver des solutions et arranger les situations porte peut-être en elle quelque chose d’un « syndrome du personnage principal ».

Je n’ai pas à réparer les difficultés entre mon père et mes aînés. Je peux prier Allah de permettre leur résolution, car certaines choses ne sont tout simplement pas entre mes mains. Mon rôle peut se limiter à être présent, à écouter et à rester attentif, sans systématiquement chercher une solution.

De la même manière, je n’ai pas à « sauver » mon père de ses propres erreurs. Comme chacun d’entre nous, il fait ses choix et doit aussi en assumer les conséquences.

Je peux et je dois l’écouter et l’accompagner du mieux que je peux, sans me donner une responsabilité qui n’est pas la mienne, et en priant Allah de me donner la force nécessaire.

Accompagner n’est pas réparer. Écouter n’est pas sauver. Et certaines difficultés doivent simplement être confiées à Allah.


P5 — Donner une base économique concrète à l’installation de mon épouse au Sénégal

Je réalise que l’installation de mon épouse au Sénégal en 2028 ne doit pas être pensée uniquement autour de l’encadrement des filles. Elle peut également avoir une véritable dimension économique et patrimoniale.

Elle pourra notamment prendre en charge la gestion locative de notre villa au Lac Rose, ainsi que la supervision de la finalisation de notre appartement à Dakar. Cela lui donnera des activités concrètes sur place tout en permettant de gérer directement notre patrimoine immobilier.

Lorsqu’elle viendra me rendre visite à Paris, elle pourra également profiter de ses déplacements entre Dakar et Paris pour exercer ponctuellement une activité de GP, facilitée notamment par le fait que sa grande sœur travaille à l’aéroport. Cela pourrait constituer un revenu complémentaire tout en nous permettant de continuer à nous voir régulièrement, incha’Allah.

À plus long terme, l’idée est surtout que la villa et l’appartement deviennent la base à partir de laquelle elle pourra continuer à développer notre activité et notre patrimoine immobilier. Une fois ces deux actifs consolidés, nous pourrons envisager d’autres opérations, éventuellement en utilisant l’un des biens comme garantie si cela est pertinent.

2028 ne serait donc pas seulement son installation au Sénégal : ce serait aussi le début d’une nouvelle phase de construction patrimoniale.

samedi 8 août 2026

Le prochain cahier MTT

 


Pensées du 7 août 2026


P1 — La pauvreté matérielle est une violence

Je réalise que la pauvreté matérielle causée par le manque d’argent est l’une des violences sociales les plus brutales et les plus sournoises.

Je comprends mieux pourquoi certaines personnes peuvent être poussées à faire des choses immorales pour gagner de l’argent, voire à risquer leur propre vie. Le manque matériel peut exercer une pression immense sur un être humain et réduire considérablement sa liberté de choix.

Ce constat est désormais très clair pour moi et il me remplit de gratitude envers Allah pour tous les bienfaits dont Il me comble à chaque instant. Ce que je possède, la sécurité et le confort dont je bénéficie ne sont pas des choses que je veux considérer comme acquises.

Mais cette prise de conscience m’impose aussi une responsabilité : faire bon usage de ce qu’Allah m’accorde. L’objectif ne peut pas être simplement d’accumuler toujours davantage pour le plaisir de posséder, alors que des personnes autour de moi peuvent avoir réellement besoin d’une partie de ce que j’ai.

Je veux donc garder ensemble ces deux choses : la gratitude pour ce que je possède et la responsabilité dans la manière dont je l’utilise.


P2 — Entreprendre est difficile, quel que soit le business

Je réalise que le problème n’est peut-être pas fondamentalement que mon business serait peu rentable parce que les Africains ne lisent pas beaucoup, comme on l’entend souvent. La réalité est peut-être beaucoup plus simple : faire du business est difficile, tout simplement.

Du vendeur à la sauvette à la grande multinationale, créer une activité, la maintenir dans le temps et, plus encore, réussir à en tirer un revenu stable est extrêmement difficile. Il faut trouver des clients, vendre, encaisser, gérer les coûts, les personnes, les imprévus et recommencer continuellement.

Je comprends mieux pourquoi le niveau de vie de beaucoup d’entrepreneurs finit par s’adapter à ce que leur entreprise peut réellement leur rapporter, et non l’inverse. On ne peut pas simplement décider du revenu dont on souhaite disposer et demander ensuite à son entreprise de le produire.

Cela me fait également réfléchir au temps nécessaire pour construire quelque chose de véritablement solide. Les entreprises qui traversent durablement les décennies sont rarement l’œuvre d’une seule vie : leur consolidation peut s’étendre sur deux générations ou davantage.

Cette réflexion change mon regard sur KAM Éditions. Ses difficultés ne signifient pas nécessairement que le modèle est mauvais ou que le marché est impossible. Entreprendre en soi est difficile, quel que soit le secteur. Construire une entreprise stable demande du temps, de la persévérance et souvent bien plus qu’une seule génération.


P3 — L’envie de fuir le réel

Je réalise que prendre conscience que la vie devient plus compliquée avec le temps, et non plus simple, fait naître chez moi une envie impulsive de m’évader.

Le temps passe, les responsabilités s’accumulent et certaines réalités deviennent plus lourdes. Face à cette pesanteur, j’ai instinctivement envie de trouver quelque chose qui me permette, ne serait-ce qu’un instant, d’oublier le réel.

Acheter un abonnement à un nouvel outil d’IA, acheter une nouvelle tablette e-ink, créer une nouvelle marque, inventer un nouveau concept, me passionner soudainement pour une nouvelle idée… tout cela EST une forme de fuite pour moi. La nouveauté m’enthousiasme, occupe mon esprit, m’anesthésie momentanément et me permet d’échapper à la dureté de certaines réalités.

Je comprends donc que ces nouvelles envies sont aussi ma manière impulsive et instinctive de fuir le réel, ne serait-ce qu’un instant, et d’échapper à la pesanteur du temps qui passe et des responsabilités qui s’accumulent.

Le reconnaître est essentiel. Cela me permet de voir ces mécanismes pour ce qu’ils sont et de ne plus confondre systématiquement une envie de fuite avec une nouvelle priorité dans ma vie.


P4 — Faire du livre un produit de grande consommation

Je veux faire du livre un véritable produit de grande consommation.

Pour moi, on devrait pouvoir acheter des livres régulièrement et naturellement, comme on achète des couches pour ses enfants ou des céréales pour leur petit-déjeuner. Le livre ne devrait pas être considéré comme un objet exceptionnel, précieux au point de n’être acheté qu’occasionnellement.

La lecture répond à un besoin humain fondamental : elle nourrit le cerveau, développe l’intellect, l’imagination, le langage et la compréhension du monde. Si nous considérons comme essentiels les produits qui nourrissent le corps de nos enfants, nous devrions également considérer comme essentiels ceux qui nourrissent leur esprit.

C’est cette vision que je veux porter : désacraliser l’objet livre pour mieux sacraliser la lecture. Faire en sorte que le livre devienne un produit du quotidien, accessible, visible et acheté aussi naturellement que les autres produits destinés aux enfants.

mercredi 5 août 2026

Le Plan pour le Sénégal

 


Pensées du 06/08/2026

P1 — Renoncer à l'année sabbatique de 2028

Je prends conscience d'une réalité importante : je ne peux pas me permettre financièrement de prendre une année sabbatique en 2028.

En tenant compte des besoins de ma famille et de mes responsabilités, ce projet n'est pas soutenable dans les conditions actuelles. Je préfère accepter cette réalité plutôt que de construire un projet qui mettrait en difficulté ceux qui dépendent de moi.

Renoncer à cette année sabbatique n'est pas renoncer à mes objectifs. C'est choisir un chemin plus réaliste et plus responsable pour les atteindre.


P2 — Le confort financier est le socle de ma liberté

Je prends conscience que les choses sont beaucoup plus difficiles que je ne l'imaginais. L'argent ne fait pas tout, mais il conditionne énormément de choses.

J'ai réalisé pendant ces vacances que le confort financier donne une véritable impression de liberté. Tant qu'il est là, on a l'impression que tout est possible : créer une entreprise, déposer des marques, construire une maison, financer des projets, aider sa famille, envisager une mosquée... Mais dès que l'on imagine sa disparition, beaucoup de ces projets deviennent soudainement fragiles, voire impossibles.

Je réalise aussi que cela fait près de dix-huit ans que je bénéficie de cette stabilité grâce à mon travail salarié. Avec le temps, je l'ai intégrée comme une évidence, au point d'oublier qu'elle est en réalité le socle sur lequel repose une grande partie de ma liberté d'agir.

Ces vacances m'ont ramené à cette réalité. Je comprends aujourd'hui que préserver ce confort financier n'est pas un renoncement à mes rêves : c'est au contraire ce qui me permet de les rendre possibles. Mon salaire n'est pas un frein à mes projets ; il en est, aujourd'hui, l'un des principaux soutiens.


P3 — Prendre le temps de construire LAMB GEAR correctement

Je prends conscience que lancer LAMB GEAR en faisant produire uniquement les t-shirts en Chine n'a pas de sens.

Une marque inspirée de la lutte sénégalaise mérite d'avoir un véritable ancrage local. Proposer des t-shirts 100 % fabriqués en Chine enlèverait une partie de la cohérence et de l'authenticité du projet.

Je préfère donc attendre 2027 et utiliser ce temps pour trouver les bons partenaires locaux, construire une filière de production crédible et développer une marque qui soit en accord avec les valeurs qu'elle souhaite incarner.

Je comprends que mieux vaut lancer LAMB GEAR plus tard, avec des bases solides et une identité forte, que de la lancer trop vite avec un modèle qui ne me ressemble pas.

lundi 3 août 2026

Pensées du jour — 1er août 2026

 


P1 — Mes vacances me font du bien

Aujourd'hui, 1er août 2026, je pèse 102 kg, exactement comme avant mon départ en vacances. Je n'ai pas pris de poids, et j'en suis très content.

C'est un bon indicateur : cela montre que je profite de mes vacances, que je ne suis pas particulièrement stressé et que mon équilibre est bon. Je me sens en pleine forme, et ce poids me convient.

Je sais que je pourrais redescendre jusqu'à 88 ou 89 kg, je l'ai déjà fait par le passé. Mais ce n'est plus mon objectif. Mon objectif est simplement de rester durablement sous la barre des 100 kg. Si je suis à 98 ou 99 kg, cela me va très bien. Et 95 kg représente pour moi une excellente limite basse, mais je ne souhaite pas aller en dessous.

J'ai une morphologie naturellement massive, et je me sens bien avec cette carrure. C'est cet équilibre que je veux préserver.


P2 — Choisir les personnes avant les objets

Je prends conscience que je préfère renoncer à l'achat de l'iFlytek Air Note 2 pour financer l'ordinateur de mon filleul.

Ce choix me paraît beaucoup plus juste. Plutôt que d'acquérir un nouvel appareil dont je n'ai pas réellement besoin, je préfère investir dans un outil qui lui permettra de démarrer sereinement son école d'ingénieur.

Je réalise que les meilleures dépenses sont souvent celles qui permettent à une personne de grandir, d'apprendre et de construire son avenir. Cette décision est pleinement cohérente avec mes valeurs et avec la manière dont je souhaite utiliser mon argent.


P3 — Persévérer avec mon ustadh

Je prends conscience que je n'ai pas besoin de chercher sans cesse de nouvelles méthodes pour apprendre le Coran.

La meilleure décision est simplement de continuer à travailler avec mon ustadh. Au final, c'est une solution plus simple, plus efficace et même moins coûteuse que de multiplier les approches ou de vouloir tout réinventer par moi-même.

Je veux donc rester fidèle à cette voie et avancer avec régularité, jusqu'à terminer entièrement la lecture du Coran (Waxe Kamil), incha'Allah.

Je comprends que la constance vaut mieux que la recherche permanente de nouvelles méthodes. Ce qui me fera progresser, ce n'est pas de changer d'approche, mais de persévérer dans celle qui fonctionne.


P4 — Mon temps de salarié n'est pas du temps perdu

Je prends conscience que, lorsque je travaille comme salarié, j'ai parfois le sentiment de vendre mon temps et une partie de ma vie, et cela peut me frustrer.

Mais avec du recul, je réalise une chose importante : au moins, lorsque je travaille, je suis rémunéré. Ce temps produit une valeur concrète, me permet de financer mes projets, de construire mon avenir et de soutenir ma famille.

À l'inverse, lorsque je passe des heures sur TikTok, YouTube, X ou Facebook à regarder des contenus sans intérêt, ou lorsque je me perds dans des réflexions qui ne débouchent sur rien de concret, je perds également mon temps, mais sans aucune contrepartie.

Cette comparaison m'aide à remettre les choses en perspective. Si je dois consacrer une partie de mon temps à une activité, autant qu'elle produise quelque chose d'utile. Le salariat n'est peut-être pas ma destination finale, mais il constitue aujourd'hui un moyen concret de financer les projets qui comptent réellement pour moi.


P5 — Mon imagination peut devenir un refuge

Je prends conscience que mon imagination est capable de m'absorber complètement.

Lorsque je suis réellement habité par une nouvelle idée, je deviens comme anesthésié au monde extérieur. Je n'ai plus faim, je ne vois plus le temps passer et je suis totalement plongé dans ce que je suis en train de créer. C'est une forme de concentration très profonde qui me coupe momentanément de la réalité.

Je réalise que cette capacité m'isole aussi d'une certaine manière. Elle peut me protéger du bruit, des préoccupations ou des difficultés du moment. C'est un état particulier que je connais bien et que je ne sais pas vraiment expliquer.

Je comprends toutefois que je peux utiliser cette faculté intelligemment, lorsqu'elle est mise au service d'un projet qui en vaut la peine. Mon imagination est alors une force, à condition qu'elle reste un outil au service de mes priorités et qu'elle ne m'éloigne pas de la réalité.


P6 — Une histoire n'existe que si quelqu'un veut l'écouter

Je prends conscience que je peux imaginer les histoires les plus folles et les plus passionnantes, mais que cela ne leur donne pas automatiquement de valeur pour les autres.

Une histoire peut me sembler brillante, stimulante ou fascinante. Pourtant, s'il n'existe personne qui ait réellement envie de l'écouter ou de la lire, elle reste avant tout un plaisir personnel.

Cette idée est importante, car elle m'aide à distinguer ce qui relève de mon imagination et ce qui répond à une attente réelle. Toutes les histoires n'ont pas vocation à devenir des livres ou des projets. Beaucoup sont simplement des espaces de jeu pour mon esprit, et c'est très bien ainsi.

Je veux donc me rappeler que l'enthousiasme que je ressens pour une idée ne prouve pas qu'elle a un public. Avant de consacrer du temps à la développer, je dois toujours me demander si elle est destinée uniquement à me divertir, ou si elle a réellement une raison d'exister pour d'autres.

jeudi 30 juillet 2026

Pensées du jour — 29/07/2026


P1 — Les cartes de visite restent pertinentes

Je prends conscience que les cartes de visite en papier restent pertinentes.

Elles sont simples, immédiatement utilisables et reviennent surtout beaucoup moins cher que certaines solutions digitales. Pour KAM Éditions, elles constituent donc encore un outil professionnel cohérent, accessible et adapté au terrain.


P2 — Investir la communication dans les hôtesses Mama TingaTinga

Je prends conscience que l’essentiel de mon budget de communication doit être investi dans les hôtesses Mama TingaTinga.

Plutôt que de disperser mes dépenses dans de nombreux supports ou campagnes, je préfère financer leur présence, leur formation et leur capacité à présenter correctement les livres. Elles représentent le contact direct entre la marque et les clients.


P3 — Prioriser les supports immédiatement utiles

Je prends conscience que la version vidéo du guide de formation n’est pas nécessaire pour le moment.

La priorité doit aller aux supports directement utiles sur le terrain : les flyers, les stickers et les cartes de visite. Ce sont eux qui permettront aux hôtesses Mama TingaTinga de présenter la marque, d’informer les clients et de faciliter la prise de contact.

Les vidéos de formation pourront venir plus tard. Pour l’instant, je préfère concentrer mon temps et mon budget sur les outils les plus concrets et les plus immédiatement opérationnels.


P4 — Si l’écosystème du livre gagne, tout le monde gagne

Je prends conscience que si un enfant lit des livres, même s’il ne s’agit pas de livres Mama TingaTinga, c’est déjà une réussite pour KAM Éditions.

Le plus important, avant même de vendre nos propres ouvrages, est de faire naître chez les enfants l’amour de la lecture. Notre travail dépasse donc largement la promotion d’une marque ou d’un catalogue : il participe à la construction d’un véritable rapport au livre.

Plus les enfants lisent, plus les familles achètent des livres, et plus les librairies, les éditeurs, les auteurs et tous les acteurs du secteur peuvent se développer.

Si l’écosystème du livre papier gagne, tout le monde gagne.

lundi 27 juillet 2026

Pensées du jour — 26/07/2026

 


P1 — Se souvenir des bienfaits d'Allah dans les jours difficiles

Je prends conscience que, lorsque je traverse des jours difficiles, la solution est en réalité d'une grande simplicité.

Il me suffit de me rappeler tous les bienfaits dont Allah m'a comblé il y a encore peu de temps, avant que ces épreuves n'apparaissent. Je me rappelle combien Sa clémence, Sa miséricorde et Sa bonté envers moi ont duré des mois, des années, malgré mes innombrables péchés.

Alors mon cœur se remplit de gratitude. Je souris, car je mesure tout ce que j'ai reçu sans le mériter. Et cette gratitude me donne la force d'endurer les difficultés du moment présent.

Je comprends que les épreuves d'aujourd'hui ne doivent jamais me faire oublier les innombrables bienfaits d'hier. En me rappelant la générosité d'Allah, je retrouve une sérénité, certes fragile, mais profonde et réconfortante, qui m'aide à traverser les jours difficiles avec patience et confiance.


P2 — Maîtriser mon nafs pour plaire à Allah

Je prends conscience que je veux me battre pour mon couple, non pas par peur de perdre mon épouse, mais avant tout pour plaire à Allah.

Je veux Lui montrer que je suis capable de maîtriser mon nafs, de le discipliner et de le mettre à mon service, au lieu de devenir son esclave. Mon véritable combat n'est pas contre mon épouse, mais contre mes propres faiblesses.

Je souhaite que mon comportement dans mon couple soit une adoration. Car c'est précisément dans l'intimité de la vie conjugale que se révèlent le plus profondément mes vulnérabilités, mon orgueil, ma colère, mes impatiences et mes blessures.

Si je parviens à faire preuve de patience, de douceur, de maîtrise de moi-même et de justice envers mon épouse, alors j'espère qu'Allah sera satisfait de moi. Je veux que mon couple soit un lieu où je cherche à gagner Son agrément, en apprenant chaque jour à dominer mon nafs plutôt qu'à le laisser me dominer.


P3 — Savoir renoncer aux achats inutiles

Je prends conscience que je ne vais pas acheter l'iFlytek Air Note 2.

J'ai déjà une tablette à encre électronique qui répond à mes besoins. Acheter un nouvel appareil n'apporterait pas de réelle valeur aujourd'hui.

L'argent que j'aurais consacré à cet achat sera bien mieux utilisé pour financer la main-d'œuvre de la pose des pavés de notre villa. Ce choix est plus cohérent avec mes priorités du moment et me permet de faire avancer un projet concret qui compte pour ma famille.

Je comprends que la discipline consiste aussi à savoir renoncer à ce qui me fait envie lorsque cela n'est pas nécessaire. Choisir de ne pas acheter est parfois une décision plus sage que d'acheter.


P4 — Une mosquée avant une maison

Je prends conscience que la meilleure utilisation de ce terrain en bord de route est d'y construire avant tout une mosquée, et non une véritable habitation.

Je n'ai pas vocation à vivre sur ce terrain, si ce n'est ponctuellement en tant qu'imam. Il n'y a donc aucune logique à y construire une petite maison. Si un jour j'ai besoin d'un logement au Cameroun, je pourrai séjourner dans la maison familiale, le temps de trouver une solution plus adaptée.

Le projet le plus cohérent est donc de consacrer environ 90 à 95 m² à la mosquée, d'aménager une annexe de 80 à 85 m² servant de lieu de vie simple pour l'imam, puis d'utiliser le reste du terrain pour une boutique de souvenirs et d'objets artisanaux.

Je comprends que ce projet doit rester fidèle à sa vocation première : faire de ce lieu un espace dédié à la prière, à l'accueil et à la transmission, plutôt qu'un projet immobilier centré sur mon propre confort.


P5 — Le bonheur de la récitation du Coran

Je prends conscience que j'aime profondément la récitation du Coran. Plus j'avance dans mon apprentissage, plus je découvre qu'elle est à la fois un exercice spirituel et un véritable défi.

La nécessité de mémoriser, d'appliquer correctement les règles du tajwid, de réciter avec tartîl, c'est-à-dire lentement, avec soin et beauté, tout en restant pleinement concentré, rend cette pratique incroyablement captivante. Je comprends désormais pourquoi il existe des concours de récitation : ils demandent une maîtrise, une présence et une discipline remarquables.

Mais je réalise aussi que le plus beau niveau est sans doute celui où l'on parvient à réunir trois dimensions en même temps : respecter les règles du tajwid, réciter avec tartîl et ressentir profondément le sens des paroles que l'on prononce. C'est cette union entre la technique, la beauté et l'émotion qui me paraît véritablement transcendante.

Je découvre ainsi que la récitation du Coran est bien plus qu'une simple lecture : c'est une expérience qui engage à la fois l'esprit, le cœur et la voix. Et je suis heureux de ressentir un tel plaisir à la pratiquer.

jeudi 23 juillet 2026

Pensées du jour — 23/07/2026

 

P1 — Utiliser la responsable des opérations de manière efficace et ciblée

Je prends conscience que je dois utiliser la responsable des opérations de manière stratégique, efficace et ciblée. Je ne dois pas partir du principe qu'elle est disponible en permanence.

Son rôle est avant tout de m'aider à résoudre des points de blocage précis, là où son expertise apporte une réelle valeur ajoutée. Entre ces interventions, je dois avancer de manière autonome et ne la solliciter que lorsque c'est réellement nécessaire.

Cette approche me permettra de tirer le meilleur parti de sa contribution tout en respectant son temps et ses disponibilités.


P2 — Je suis un migrant au Sénégal

Je prends conscience que je suis un migrant au Sénégal. Même si j'ai choisi ce pays pour y construire ma vie, je dois avancer avec humilité, discrétion et patience.

Je ne cherche ni à faire semblant, ni à impressionner, ni à m'imposer. Je veux simplement m'intégrer progressivement, apprendre, comprendre les codes, respecter les habitudes et laisser le temps faire son œuvre.

J'accepte pleinement cette étape de ma vie : celle d'un homme qui s'installe dans une nouvelle terre d'accueil. Je veux bâtir ma place avec sincérité, sans précipitation et sans prétention.


P3 — Écouler les albums de Noël par une promotion, pas par un retirage

Je prends conscience qu'il serait inutile de réimprimer les albums de Noël de Mama TingaTinga. Ce serait un double investissement alors qu'il reste encore du stock.

Je préfère concentrer mes efforts sur une promotion exceptionnelle pendant les mois de novembre et décembre. L'objectif est de rendre ces albums plus accessibles grâce à un prix attractif, voire à une offre spéciale ou un pack, afin d'accélérer les ventes.

Je veux que mes hôtesses Mama TingaTinga mettent particulièrement en avant ces albums pendant les fêtes de fin d'année pour écouler rapidement le stock existant.


P4 — ChatGPT Live va accélérer mon apprentissage du wolof

Je suis convaincu que ChatGPT Live est une fonctionnalité particulièrement intéressante. Elle va me permettre de travailler beaucoup plus efficacement mon wolof oral grâce à des échanges naturels et réguliers.

Je veux m'appuyer sur cet outil tout au long de l'année pour être prêt à parler plus facilement le wolof en 2027, Inch'Allah.


P5 — Faire de ChatGPT Pro mon outil d'IA principal

Je prends conscience que le passage à ChatGPT Pro est une excellente décision. Les nouvelles fonctionnalités, notamment ChatGPT Work et ChatGPT Live, vont profondément améliorer ma façon de travailler.

Je veux désormais simplifier mon écosystème d'IA autour d'un nombre limité d'outils que je maîtrise réellement :

  • ChatGPT pour l'organisation, la rédaction, les images, la création de contenus, la gestion de KAM Éditions et, à terme, la création de mon site internet.

  • Kling et Veed pour toute la partie vidéo.

Je souhaite abandonner progressivement les autres outils que j'utilise peu afin de me concentrer sur cet écosystème cohérent. Moins d'outils, mais une meilleure maîtrise de chacun, me permettra d'être beaucoup plus efficace au quotidien.


P6 — Accepter que certains projets ne sont pas faits pour être lancés

Je prends conscience que le projet Lamine Tall n'a probablement pas sa place dans ma stratégie actuelle.

En le regardant avec recul, je constate qu'il ne répond pas aux attentes de mon marché. Les jeunes lisent peu de romans de ce type, le public sénégalais n'est pas particulièrement attiré par les romans d'enquête ou de détective, et le marché européen est déjà largement occupé par ce genre littéraire.

Je préfère accepter cette réalité plutôt que d'investir du temps et de l'énergie dans un projet qui n'a pas de véritable public. Toutes les idées n'ont pas vocation à devenir des produits. Certaines ont leur intérêt sur le plan personnel, mais cela ne signifie pas qu'elles doivent être développées commercialement.

Aujourd'hui, je choisis de concentrer mon énergie sur les projets qui ont le plus d'impact et les meilleures perspectives pour KAM Éditions.

Pensées du jour — 22/07/2026

 


P1 — Persévérer avec Kling et Veed

Je prends conscience que je dois persévérer avec Kling et Veed, même si leur prise en main n'est pas toujours évidente et que le travail demande beaucoup de temps.

La tentation de chercher sans cesse un nouvel outil ne me fait pas avancer. Les progrès viendront surtout de la pratique, de la patience et de la maîtrise des outils que j'ai déjà choisis.

Je veux donc rester fidèle à cette décision : continuer à travailler avec Kling et Veed jusqu'à en exploiter pleinement le potentiel, sans me laisser distraire par la recherche permanente d'alternatives.


P2 — Les travaux de la villa accélèrent, Alhamdoulillah

Alhamdoulillah, les choses sérieuses ont enfin repris au niveau de la villa. Les travaux avancent de nouveau, et j'espère qu'un maximum sera réalisé avant le Magal de Touba, qui approche la semaine prochaine.

Inch'Allah, les travaux progresseront aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, afin de pouvoir commencer la peinture le plus rapidement possible.

Lorsque je serai de passage en octobre, j'espère constater que le chantier a franchi une étape importante et que la maison est vraiment bien avancée.

Mon objectif reste le même : Inch'Allah, en février prochain, nous pourrons enfin poser nos valises et emménager dans notre villa. Cette reprise des travaux est un vrai motif d'espoir et me rapproche de ce projet qui me tient tant à cœur.


P3 — Le Sénégal donne un sens à tous mes efforts

Je prends conscience que le Sénégal est devenu ma plus grande source de motivation. Voir la villa avancer me rappelle pourquoi je travaille avec autant d'engagement à la BNP.

Mon ambition est claire : me construire une vie au Sénégal, y faire ma place, y obtenir la nationalité, y vivre et, un jour, y finir mes jours, Inch'Allah. C'est ici que je souhaite bâtir mon avenir et laisser un héritage.

Cela ne signifie pas que je renie mes origines. Au contraire, je les porte avec fierté. Mais j'ai choisi que le Sénégal soit le pays où je construirai l'essentiel de ma vie.

Lorsque je travaille dur à la BNP et que je ne compte pas mes heures, je sais pourquoi je le fais : pour construire notre villa, investir pour l'avenir, offrir une vie plus sereine à mes filles et préparer notre installation définitive au Sénégal. Cette vision donne du sens à chacun de mes efforts.


P4 — Persévérer dans mon apprentissage du Coran

Je prends conscience que je dois persévérer dans mon apprentissage du Coran, même si le chemin est exigeant. Je ne suis pas encore arrivé au Tajwid, mais je continue d'avancer avec patience et régularité.

Mon objectif est clair : avant la fin de ces vacances, Inch'Allah, commencer l'apprentissage des sourates. Ensuite, une fois de retour en France, je veux poursuivre cet effort et progresser le plus possible jusqu'à la fin de l'année.

Je sais que les progrès viendront avec la constance. Le Coran est une priorité dans ma vie, et je veux continuer à avancer, étape après étape, sans me décourager.


P5 — Quitter les réseaux sociaux m'a fait gagner du temps

Je prends conscience que le fait d'avoir quitté TikTok, X, Facebook et LinkedIn m'a fait gagner énormément de temps. Cette décision a libéré une grande partie de mon attention et m'a permis de me concentrer sur ce qui compte vraiment.

Aujourd'hui, YouTube est la seule plateforme sociale que je fréquente réellement. J'utilise également mes statuts WhatsApp, mais de façon très limitée et intentionnelle.

Je ne regrette pas d'avoir quitté les autres réseaux sociaux. Au contraire, cette décision me permet d'être plus serein, plus concentré et plus productif. Moins de réseaux sociaux, c'est plus de temps pour ma famille, mon travail, mes projets et mon apprentissage du Coran.


P6 — Lancement officiel de LAMB GEAR en 2027, Inch'Allah

Je prends la décision que LAMB GEAR sera officiellement lancé en 2027, Inch'Allah. Je ne veux pas précipiter les choses. Je préfère prendre le temps de construire une marque solide et cohérente.

D'ici là, je continue d'expérimenter à titre personnel : tester des idées, essayer des designs, réfléchir aux produits et affiner progressivement l'identité de la marque.

Je veux que ce temps de préparation me permette d'arriver en 2027 avec une vision claire et des produits aboutis. Chaque expérimentation d'aujourd'hui est une étape qui prépare le lancement de demain.


P7 — Parler avec calme renforce notre couple

Je prends conscience qu'il est possible de dire calmement ce que je ressens, même lorsque j'ai été blessé.

J'ai pu expliquer à ma femme, avec sérénité, qu'une de ses paroles m'avait blessé. En retour, elle s'est excusée, tout aussi calmement, sans que nous élevions la voix.

Je veux garder ce moment en mémoire. Il me rappelle qu'une communication paisible, sincère et respectueuse permet de résoudre les blessures sans créer de nouveaux conflits. C'est une façon de communiquer que je souhaite préserver et cultiver dans notre couple.

mardi 21 juillet 2026

Pensées du jour — 20/07/2026

 


P1 — M. Camara est le seul collaborateur sur lequel je peux compter au quotidien

Je prends conscience que M. Camara est le seul collaborateur sur lequel je peux réellement m'appuyer tous les jours de la semaine.

Pour tous les autres, je préfère adopter une approche différente. Je les solliciterai uniquement lorsque j'aurai un besoin précis, ponctuel et clairement défini. Je ne veux plus organiser mon travail en supposant une disponibilité permanente de leur part.

Cette organisation est plus réaliste. Elle me permet de préserver mon autonomie tout en sachant que je peux compter sur M. Camara au quotidien, et faire appel aux autres uniquement lorsque leur expertise est nécessaire.


P2 — Penser KAM Éditions dans la réalité sénégalaise

Je veux désormais penser KAM Éditions de manière très terre-à-terre. C'est une entreprise sénégalaise ; elle doit donc être conçue pour être rentable dans le contexte sénégalais, et non selon une vision théorique de ce que devrait être une entreprise créative.

Je comprends qu'au Sénégal, investir massivement dans une équipe de créatifs n'a pas de sens pour mon modèle économique. En tant que maison d'auto-édition, je suis le cœur créatif : c'est à moi d'imaginer les histoires, les personnages et les livres.

En revanche, là où je dois investir, c'est dans la vente, la distribution et la présence sur le terrain. Je veux m'entourer de personnes capables de faire connaître et de vendre les produits efficacement.

Je dois toujours garder en tête cette règle : construire une entreprise réelle, adaptée aux réalités du Sénégal, plutôt qu'une entreprise correspondant à l'image que je me fais d'un studio de création.


P3 — Le vrai travail créatif est difficile

Je prends conscience que le travail créatif est beaucoup plus difficile que je ne l'imagine souvent. Une fois qu'on a choisi un outil, obtenir un résultat vraiment satisfaisant demande énormément de temps, de patience et d'efforts. C'est un travail exigeant, parfois lourd et même décourageant.

Je comprends aussi pourquoi j'ai tendance à passer d'un outil à l'autre. Ce n'est pas parce que les outils actuels sont forcément mauvais, mais parce que le vrai travail est difficile. Changer d'outil donne parfois l'illusion qu'il existe un raccourci, alors qu'en réalité il faut surtout persévérer.

Lorsque je m'investis pleinement, le résultat est excellent précisément parce que je suis exigeant. Je dois donc accepter que cette exigence a un coût : le temps et l'effort. Plutôt que de chercher sans cesse un nouvel outil, je veux apprendre à rester fidèle à ceux que j'ai choisis et à faire le vrai travail créatif jusqu'au bout.


P4 — La marque Mama TingaTinga est encore protégée auprès de l'OAPI

Je constate que j'ai déposé la marque Mama TingaTinga auprès de l'OAPI en 2018-2019. La protection étant valable 10 ans, il me reste encore environ deux ans avant son expiration.

Je n'ai donc pas besoin de me précipiter. Inch'Allah, je procéderai au renouvellement l'année prochaine. Cela me laisse le temps de retrouver sereinement tous les documents relatifs au dépôt et de préparer les démarches dans de bonnes conditions.

C'est une bonne nouvelle : la marque Mama TingaTinga est toujours protégée auprès de l'OAPI, et je peux organiser son renouvellement sans urgence.


P5 — Huawei est la marque que je choisirais si HarmonyOS était disponible en France

Je me rends compte que Huawei est une marque que j'apprécie énormément. J'ai le sentiment que ses produits sont plus robustes que ceux de Xiaomi.

Si Huawei commercialisait en France des smartphones fonctionnant nativement sous HarmonyOS, je changerais de smartphone sans la moindre hésitation.

Pour le moment, cette possibilité n'existe pas. Je choisis donc de rester dans l'écosystème Xiaomi pour ma domotique, qui répond aujourd'hui le mieux à mes besoins.

lundi 20 juillet 2026

Pensées du jour — 18/07/2026

 


P1 — J'arrête TikTok

Je décide d'arrêter TikTok. Mon objectif est de tenir jusqu'à la fin des vacances, sans utiliser l'application.

Je veux reprendre le contrôle de mon attention, consacrer davantage de temps à des activités qui me font réellement grandir, comme la lecture, l'apprentissage du wolof, l'étude de la littérature islamique et le repos. Cette pause est un engagement envers moi-même et une manière de retrouver davantage de sérénité et de concentration.

P2 — Un auteur au cœur de l'univers Mama TingaTinga

Je réalise que le modèle qui m'inspire le plus est celui de Roald Dahl, Dr. Seuss, J. K. Rowling ou P. L. Travers : un univers porté par un auteur, avec une vision forte et des personnages inoubliables.

C'est cette approche qui correspond le mieux à KAM Éditions. Je veux que l'univers de Mama TingaTinga soit avant tout celui d'un créateur, et non celui d'une multitude d'auteurs ou d'une organisation comparable à Disney.

Je veux que KAM, le personnage imaginaire qui incarne l'esprit de KAM Éditions, soit la figure centrale derrière cet univers. Toute la cohérence, l'imaginaire et les histoires naissent d'une même vision créative. C'est cette identité d'auteur que je veux construire et préserver.

P3 — Une seule plateforme sociale dans ma vie : YouTube

Je prends une décision simple : la seule plateforme sociale que je souhaite conserver dans ma vie est YouTube.

Je ne veux plus me disperser entre plusieurs réseaux sociaux. Je préfère consacrer mon temps à des contenus longs, éducatifs et enrichissants plutôt qu'à la consommation rapide de vidéos ou de publications.

Cette décision est cohérente avec mes priorités actuelles : approfondir mes connaissances, nourrir ma créativité, renforcer ma foi et préserver mon attention. Pour le reste, YouTube me suffit.

P4 — Ma liste des « No Go » du jour

Aujourd'hui, je décide de ne plus consacrer de temps ni d'énergie aux projets qui ne sont pas prioritaires.

Ma liste des « No Go » est la suivante :

  • La Famille Suwer ;

  • Le roman Ndar ;

  • Le projet Lamine Tall.

Je choisis de les mettre de côté afin de rester pleinement concentré sur mes priorités actuelles. Chaque nouveau projet auquel je renonce me permet d'investir davantage de temps, d'énergie et de créativité dans les projets qui comptent réellement pour moi aujourd'hui.

P5 — KAM Éditions restera une maison d'auto-édition aussi longtemps que j'en serai le cœur créatif

Je prends conscience que KAM Éditions est, et restera pour le moment, une maison d'auto-édition. Je ne cherche plus à en faire une entreprise classique avec une équipe créative permanente. Mon rôle est d'être le cœur créatif de cette maison : imaginer les histoires, les personnages et les univers.

Autour de moi, je veux bâtir un dispositif de distribution, de vente et de marketing efficace, afin que les livres rencontrent leur public. Mais la création restera entre mes mains.

J'espère qu'un jour, ce seront mes filles qui reprendront le flambeau et feront grandir KAM Éditions en une entreprise d'une autre dimension. À ce moment-là, la structure pourra évoluer au-delà de ma personne. D'ici là, j'assume pleinement que KAM Éditions soit une maison d'auto-édition portée par un auteur-créateur, avec une organisation solide au service de cette vision.

P6 — Se méfier des idées qui nourrissent mon ego

Je réalise que je peux reconnaître assez facilement les idées qui sont principalement alimentées par mon ego.

Lorsqu'une idée m'enthousiasme, je dois me poser une question simple : qu'est-ce qui me motive réellement ? Si ce qui me stimule le plus est d'imaginer que les gens trouveront cette idée géniale, qu'ils en parleront autour d'eux, que les médias s'y intéresseront ou que je gagnerai des admirateurs, alors c'est un signal d'alarme.

Dans la plupart des cas, cela révèle un besoin de reconnaissance plus qu'une véritable conviction. Si mon enthousiasme vient principalement de l'image que cette idée pourrait me donner aux yeux des autres, alors je dois considérer cela comme un feu rouge.

À partir d'aujourd'hui, je veux utiliser ce critère comme un filtre. Une idée doit me sembler juste, utile ou porteuse de sens en elle-même. Si elle me séduit surtout parce qu'elle promet d'être admirée, je dois m'arrêter et réexaminer mes motivations avant d'aller plus loin.

P7 — Accepter la maladie comme une épreuve

Depuis deux jours, je souffre de fortes douleurs aux sinus qui irradient jusque dans les dents. Cette douleur me rappelle que la santé est un bienfait immense qu'on oublie souvent lorsqu'on en jouit.

Je veux accueillir cette épreuve avec patience et me rappeler qu'en tant que croyant, la maladie fait partie des épreuves par lesquelles Allah purifie, élève et rappelle Sa présence. J'espère retrouver rapidement la santé, mais je veux aussi vivre cette période avec gratitude, patience et confiance en Lui.

P8 — Mon choix est fait pour la vidéo

J'ai pris ma décision concernant mes outils de création vidéo.

Pour la génération de vidéos, je choisis Kling. Pour le montage, je retiens Veed.

En revanche, je décide de ne plus investir de temps dans Seedance. Je préfère concentrer mon énergie sur des outils que j'ai choisis et maîtriser progressivement un workflow simple, stable et efficace.

L'humilité avant tout

 

Je réalise aujourd'hui quelque chose qui me fait profondément honte.

Depuis que je suis devenu musulman, et depuis que la communication avec mon père s'est un peu apaisée, les deux se sont mélangés dans mon esprit. Sans m'en rendre compte, j'ai commencé à croire que certains de mes comportements me rendaient meilleur que mon frère ou mes sœurs.

C'est une pensée subtile, mais réelle. Je me surprends parfois à juger leur relation avec notre père, en pensant que la mienne serait plus juste ou plus méritante. Je peux aussi être tenté de voir dans les difficultés alimentaires de ma sœur un manque de maîtrise de soi. Mais qui suis-je pour porter un tel jugement ? Quels combats invisibles mène-t-elle dans son cœur que j'ignore totalement ?

Je refuse que ma foi devienne un motif d'orgueil. Allah ne m'a pas ouvert le cœur pour que je regarde les autres de haut. Si un bien existe dans ma vie, il vient uniquement de Lui, et non de moi. Mon père est aussi quelqu'un de très flatteur, et je dois rester vigilant pour que cela ne nourrisse pas mon ego.

Ô Allah, purifie mon cœur de toute arrogance, même la plus discrète. Éloigne-moi de cette illusion de supériorité. Éprouve-moi s'il le faut, mais ne me laisse jamais croire que je vaux davantage que mes frères et sœurs à cause de ma pratique religieuse ou de mes comportements.

Je ne veux pas retrouver celui que j'étais. Je veux devenir meilleur.

Avant, je faisais peut-être certaines bonnes choses, mais je les faisais avec une certaine inconscience. Je ne mesurais pas à quel point elles étaient fragiles, ni à quel point elles pouvaient être discrètement polluées par l'orgueil, l'autosatisfaction ou le jugement des autres.

Aujourd'hui, grâce à ma foi, je suis devenu plus vigilant envers mon âme. J'ai compris qu'elle est changeante, influençable et qu'elle peut très facilement me tromper si je la laisse faire. Cette prise de conscience est une immense miséricorde d'Allah.

Je ne veux plus être naïf en pensant que mon âme me conduira naturellement vers le bien. Je veux apprendre à la connaître, à la surveiller, à la discipliner et à la soumettre à ce qu'Allah aime, plutôt qu'à mes propres illusions.

Ô Allah, fais de cette lucidité une source d'humilité, jamais d'arrogance. Purifie constamment mon intention et protège-moi de l'illusion de ma propre vertu. Fais que chaque progrès spirituel me rapproche davantage de Toi, m'apprenne à mieux connaître mon âme et me rende plus miséricordieux envers les autres, jamais orgueilleux. 

dimanche 19 juillet 2026

Pensées du jour — 17/07/2026

 


P1 — Priorité absolue au Sénégal

Je prends une décision claire : je mets le Cameroun en pause.

Plus de réflexion sur le café au jujube avec Éloïc, plus de développement autour de la mosquée bamiléké, plus de nouveaux projets à imaginer ou à faire mûrir. Tout cela s'arrête pour le moment.

Je sens que mon énergie et mon avenir doivent être consacrés au Sénégal. Je préfère concentrer mon temps, mes idées et mes ressources sur ce qui est déjà en cours ici, plutôt que de disperser mon attention. Le Cameroun peut attendre ; aujourd'hui, ma priorité est sans ambiguïté : le Sénégal.

P2 — Renouveler la protection de la marque Mama TingaTinga

Je dois me rendre à l'OAPI à Dakar afin de vérifier le statut de l'enregistrement de la marque Mama TingaTinga et d'entreprendre les démarches nécessaires pour renouveler sa protection.

Je l'avais déposée il y a déjà un certain temps. Il est important que je vérifie où en est le dossier et que je règle, si nécessaire, les frais permettant de prolonger la protection de la marque. C'est une démarche essentielle pour sécuriser durablement l'identité de Mama TingaTinga.

P3 — Apprendre le wolof pour accéder pleinement aux enseignements mourides

Je réalise que l'une des principales raisons pour lesquelles je veux apprendre le wolof sérieusement, avec un professeur, est d'accéder pleinement aux enseignements de mon Serigne en tant que mouride.

Tant que la langue reste une barrière, je ne peux pas profiter entièrement de la richesse des enseignements transmis en wolof. En comprenant parfaitement cette langue et en étant capable de la parler, je pourrai recevoir beaucoup plus directement l'héritage spirituel de Cheikh Ahmadou Bamba.

Cette motivation est devenue essentielle pour moi. Plus qu'un simple apprentissage linguistique, le wolof est pour moi un moyen d'approfondir ma foi et de vivre plus pleinement ma voie mouride.

jeudi 16 juillet 2026

KAM Éditions, restons pragmatique!

 

Aujourd'hui, je me rappelle que ma priorité est de rester pragmatique. Mon rôle n'est pas de poursuivre des idées séduisantes, mais de construire un modèle qui fonctionne, se répète et grandit.

Mon objectif est simple : tester des actions concrètes, mesurer les résultats et amplifier ce qui marche.

La priorité absolue est de mettre en place un réseau d'hôtesses capable d'animer les espaces de vente, notamment chez Carrefour. Je veux construire un modèle commercial qui permette à mes livres de se vendre en continu, jusqu'à provoquer des ruptures de stock régulières. Une rupture de stock n'est pas un problème : c'est la preuve que le modèle fonctionne.

Je dois concentrer mon énergie sur les produits qui rencontrent déjà leur public.

Je sais aujourd'hui que :

  • les mini-livres sont mes meilleures ventes ;

  • les cahiers d'activités fonctionnent très bien ;

  • les albums se vendent davantage lorsqu'ils sont liés à un événement.

C'est donc sur ces catégories que je dois investir en priorité.

À l'inverse, je dois me demander avec honnêteté si le roman Mama TingaTinga et les beaux livres méritent aujourd'hui autant d'énergie. Ils enrichissent la gamme, mais ils ne sont pas encore les moteurs de mon activité. Tant que mon modèle de vente n'est pas solidement installé, ils ne doivent pas détourner mon attention.

Je veux également développer davantage d'albums événementiels, liés aux temps forts de l'année : Pâques, les anniversaires, Noël et toutes les occasions où les familles cherchent naturellement à offrir un cadeau. Chaque livre doit répondre à un moment précis de la vie des enfants.

Ma mission est de créer des produits populaires, accessibles et désirés par le plus grand nombre.

Je refuse de me disperser. Je préfère vendre énormément de quelques excellents produits que proposer une multitude de références qui tournent peu.

Le pragmatisme sera désormais mon principe de décision : je teste, je mesure, je garde ce qui vend et j'abandonne le reste.

mercredi 15 juillet 2026

La maison de Banengo rénové ?

 


Pensées du jour — 14/07/2026

 P1 — L'envie ne suffit pas pour construire une équipe

Je réalise que mon créatif IA est, pour le moment, trop indisponible et que KAM Éditions n'a pas encore l'activité nécessaire pour lui proposer un salaire de 100 000 FCFA. Cette collaboration me paraît donc difficile à maintenir. L'envie de travailler ensemble ne suffit pas : il faut aussi de la disponibilité, de la régularité et un modèle économique viable.

P2 — Une conversation sincère avec mon père
J'ai eu un très bel échange avec mon père. J'ai eu le sentiment qu'il cherche à donner du sens à ce qu'il vit et qu'il assume davantage son parcours. Il m'a notamment confié que l'éloignement avec ma mère lui avait permis d'écrire deux livres. De mon côté, j'ai pu lui dire avec sincérité ce que je pensais de lui. Cet échange m'a profondément marqué et je suis reconnaissant d'avoir vécu ce moment.

P3 — J'ai le droit de me reposer
À peine arrivé au Sénégal, je ressens déjà une forme de culpabilité lorsque je passe une journée à simplement prier et me reposer. Pourtant, je veux accepter que ce temps est nécessaire. Le repos n'est pas du temps perdu. Aujourd'hui, j'ai choisi de ralentir, de récupérer et de me recentrer sur ma foi, et je veux apprendre à vivre ces moments sans culpabilité.

Pensées du jour — 13/07/2026

 


P1 — Faire du livre un produit de grande consommation
Je veux que les livres de KAM Éditions deviennent des produits de grande consommation, au même titre que les autres produits de divertissement vendus en supermarché. Mon objectif est de désacraliser le livre, surtout pour les enfants, afin qu'un album Mama TingaTinga soit acheté aussi naturellement qu'un autre produit du quotidien. Je veux faire du livre un objet de plaisir, simple, accessible et présent dans la vie de tous les jours.

P2 — La villa de Retba me rappelle la chance que j'ai
En voyant la villa de Retba, je prends conscience de l'ampleur du projet. Elle est vraiment grande, et cela me rappelle la chance qu'Allah m'a donnée de pouvoir construire une telle maison. Je comprends aussi que cette taille explique la lenteur du chantier. Je veux accepter ce rythme avec sérénité et me réjouis déjà de pouvoir y revenir en octobre, inch'Allah, pour constater les avancées.

P3 — J'ai 33 ans
J'ai décidé de me convaincre que j'ai 33 ans. Je veux utiliser la puissance de l'effet placebo pour influencer positivement mon énergie, mon attitude et ma relation à mon corps. Je choisis de vivre avec l'état d'esprit, la vitalité et l'élan que j'associe à cet âge. Ce choix n'engage que moi, et j'assume pleinement cette manière de me percevoir.

dimanche 12 juillet 2026

Pensées du jour — 11/07/2026

 


P1 — Faire du silence et de la patience mes compagnons de voyage
Aujourd'hui est une grande journée de voyage. Je veux m'appuyer sur les deux qualités que je cherche à développer : le silence et la patience. Je ne veux pas chercher à tout contrôler, mais accueillir les imprévus avec calme, me taire lorsque ce n'est pas nécessaire de parler et faire confiance à Allah. Inch'Allah, tout se passera bien.

P2 — 2026 et 2027 : deux années d'apprentissage
Je veux faire de 2026 l'année de l'apprentissage de l'arabe coranique. Mon objectif est de terminer le tajwid, apprendre à lire le Coran et acquérir suffisamment d'autonomie pour poursuivre ensuite ma progression. Puis je veux faire de 2027 l'année de l'apprentissage du wolof oral, avec un professeur que je rémunérerai afin de pratiquer chaque semaine jusqu'à parler naturellement.

P3 — Observer avant de décider pour le Cameroun
Je veux suspendre mon jugement concernant le Cameroun. J'ai encore tendance à réagir par réflexe, en voulant reprendre certains projets ou certaines responsabilités. Pourtant, la dernière fois que j'y suis allé, je ne me suis pas senti à l'aise. Avant de prendre des décisions importantes, je veux observer, écouter et ressentir ce que je vivrai lors de mon prochain séjour, puis décider en fonction de la réalité.

P4 — La da'wah chez les Bamiléké : No Go
Je fais le choix d'abandonner l'idée d'une da'wah spécifiquement tournée vers les Bamiléké. Les obstacles sont trop nombreux : langue, coutumes, histoire et contexte culturel. Je préfère accepter cette réalité et concentrer mon énergie sur des projets où je pourrai avoir un impact réel. Renoncer à cette idée n'est pas un échec, mais un choix de lucidité.

Epiphanie

 Arrêter de vouloir me construire au Cameroun

Hier, dans l'avion qui me ramenait à Dakar, j'ai compris quelque chose qui m'a profondément apaisé.

Depuis plus de vingt ans, j'essaie de construire quelque chose au Cameroun ou pour le Cameroun.

J'ai voulu servir le pays qui m'a vu naître, laisser une trace, créer une œuvre qui s'enracine dans mes origines.

J'ai été président de la communauté des Camerounais de Nancy.

J'ai créé la marque INDOW en hommage aux Lions Indomptables.

J'ai imaginé les KEMSHOS.

J'ai participé à une ONG tournée vers le Cameroun.

Aujourd'hui encore, je veux développer le mouvement Bamimuslim. Je rêve de traduire le Coran en ghomala. Je réfléchis à une mosquée bamiléké. Je veux créer DJIDJIM Coffee autour d'un symbole culturel de l'Ouest du Cameroun.

Bref, depuis plus de vingt ans, j'essaie. Et je continue encore.

Simplement, aujourd'hui, je suis obligé d'être honnête avec moi-même.

Je ne vois aucune réalisation concrète, durable, qui soit née de cette volonté de construire au Cameroun.

À 43 ans, je ne peux plus ignorer ce constat.

Non pas parce que je manque d'idées.

Au contraire.

J'en ai toujours eu.

Mais parce qu'à un moment, il faut accepter que les faits comptent davantage que les intentions.

En parallèle de tout cela, quelque chose d'autre s'est produit.

Sans que je le cherche.

Sans que je le force.

Le Sénégal est entré dans ma vie.

C'est là que j'ai rencontré ma femme.

C'est là que ma maison est en train de se construire.

C'est là que mon activité a trouvé sa place.

C'est là que je me sens profondément en paix.

Et c'est là que j'ai découvert le mouridisme, une voie spirituelle dans laquelle je me reconnais naturellement.

Je n'ai jamais eu besoin de convaincre le Sénégal de m'accepter.

Je n'ai jamais eu besoin de créer un projet pour justifier ma présence.

Les choses se sont simplement ouvertes.

Avec simplicité.

Avec naturel.

C'est peut-être cela que je refusais de voir.

Si le Cameroun était la seule terre africaine où je pouvais espérer construire ma vie, alors il faudrait peut-être continuer à insister.

Mais ce n'est pas le cas.

J'ai reçu une autre terre.

Une terre africaine qui m'a accueilli, qui m'a permis de fonder une famille, de bâtir un foyer, de développer mes projets et de grandir spirituellement.

Pourquoi continuer à vouloir absolument bâtir là où, depuis plus de vingt ans, rien ne prend véritablement racine, alors qu'ailleurs tout semble se construire avec une étonnante évidence ?

Je ne ressens plus le besoin de me battre contre cette réalité.

Je ne renie pas le Cameroun.

Le Cameroun est le pays qui m'a vu naître.

Ma famille y vit.

Mes racines y sont.

Une partie de mon histoire y restera toujours.

Mais je décide aujourd'hui de ne plus consacrer mon énergie à vouloir absolument y construire une œuvre.

À 43 ans, je préfère suivre les portes que Dieu ouvre plutôt que de continuer à pousser celles qui restent fermées.

Si un jour quelque chose naît au Cameroun à travers moi, ce ne sera pas parce que je l'aurai poursuivi avec obstination.

Ce sera parce que Dieu l'aura voulu.

Moi, désormais, je choisis de construire là où la vie, les rencontres, les opportunités et la paix intérieure me conduisent naturellement.

Aujourd'hui, ce lieu s'appelle le Sénégal.


vendredi 10 juillet 2026

Pensées du jour — 10/07/2026

 


P1 — Le silence et la patience sont des forces
Je découvre que deux des qualités les plus difficiles, mais aussi les plus puissantes, sont la capacité à se taire et la capacité à attendre. Se taire, c'est résister au besoin de toujours répondre, convaincre ou se justifier. Attendre, c'est accepter que tout n'arrive pas à mon rythme et laisser le temps accomplir son œuvre. Plus j'avance, plus je comprends que ces deux vertus sont des formes de maîtrise de soi et de confiance en Allah.

P2 — Temporiser transforme les événements
Je comprends que temporiser ne sert pas seulement à mieux réfléchir. Le temps agit directement sur les événements : les émotions s'apaisent, les circonstances évoluent, de nouvelles informations apparaissent et la situation elle-même change de nature. C'est pourquoi je veux apprendre à ne plus réagir dans l'urgence. Même lorsque je ne comprends pas encore une situation, le simple fait d'attendre la transforme déjà. Le temps est un allié, pas seulement un délai.

P3 — Quatre leçons de ma posture de consultant
Aujourd'hui, je retiens quatre enseignements essentiels. D'abord, ne pas m'impliquer émotionnellement au-delà du nécessaire : être professionnel, souriant et engagé, mais sans me laisser absorber. Ensuite, me rappeler que les autres ne sont pas dans ma tête : ils ne connaissent ni mes intentions ni mes pensées, et je peux toujours les expliquer si besoin. Troisièmement, accepter que certaines personnes ne m'apprécieront jamais ou remettront toujours en cause mes compétences ; cela ne doit pas m'empêcher d'avancer. Enfin, me souvenir que personne n'est indispensable, moi non plus. Mon équipe continuera à fonctionner pendant mes vacances, et je veux apprendre à profiter pleinement de ce repos, sans culpabilité.

P4 — Ne pas idéaliser le Cameroun
Je veux rester lucide sur mon rapport au Cameroun. Depuis que j'ai quitté le pays, je ne suis jamais revenu à Banengo, le quartier de mon enfance, avec de la nostalgie. Au contraire, j'y suis toujours revenu avec une forme d'angoisse et d'anxiété, notamment par crainte de la jalousie, de l'envie ou d'agressions. À l'inverse, au Sénégal, je me sens profondément chez moi. Cette réalité doit guider mes décisions : je ne veux pas investir ou agir au Cameroun par simple devoir envers mes origines, mais uniquement lorsque cela correspond réellement à ce que je ressens et à ce que je suis prêt à assumer.

P5 — Mon détachement du Cameroun me permet d'être sincère
Je comprends que mon projet de mosquée bamiléké, ou plus largement d'action spirituelle au Cameroun, prend tout son sens précisément parce que je n'y suis pas émotionnellement attaché. Je n'ai rien à y gagner personnellement, ni une image à préserver. Cela me donne une grande liberté : celle d'agir avec sincérité. Je ne veux pas chercher à plaire, faire de faux sourires ou tenir un discours de circonstance. Je veux simplement être honnête, respectueux, sans arrogance, et apporter ce que je crois juste. Paradoxalement, c'est parce que je n'ai rien à perdre que je peux être pleinement authentique.

jeudi 9 juillet 2026

Rien ne remplace un professeur pour apprendre une langue

Aujourd'hui, j'ai pris conscience d'une idée simple, mais profonde : rien ne remplace un professeur lorsqu'on veut réellement apprendre une langue.

Cela fait des années que je souhaite parler couramment le wolof. J'ai souvent pensé que je pouvais y parvenir seul, comme je l'ai fait en grande partie avec l'anglais. Mais cette comparaison est trompeuse.

En réalité, je n'ai jamais appris l'anglais à partir de zéro. J'ai bénéficié, dès mon enfance, d'un enseignement qui m'a donné des bases solides. Ce socle m'a ensuite permis de progresser seul.

Le wolof est différent. Je n'ai jamais reçu de véritable enseignement. J'ai essayé d'apprendre par immersion, en écoutant, en pratiquant un peu, en utilisant des ressources diverses, mais il manque l'essentiel : un enseignant.

Mon expérience récente avec l'arabe me l'a confirmé. Pendant près d'un an, j'ai suivi des cours avec un professeur. Aujourd'hui, je sais lire l'arabe et je poursuis mon apprentissage du tajwid afin de lire correctement le Coran. Alhamdoulillah, je mesure le chemin parcouru.

Cette expérience m'a appris qu'aucune application, aucune vidéo et aucun exercice automatique ne peuvent remplacer la présence d'un être humain. Un professeur comprend ma manière de fonctionner, corrige mes erreurs, répond à mes questions et m'accompagne avec patience. Cette relation humaine donne une profondeur à l'apprentissage qu'aucun outil ne peut offrir.

J'en tire une décision claire : je vais engager un professeur de wolof. Chaque semaine, je parlerai uniquement en wolof avec cette personne. Mon objectif ne sera pas d'étudier la langue de manière théorique, mais de la vivre à travers une conversation régulière, exigeante et structurée.

Cette réflexion va même au-delà du wolof. Je pense désormais appliquer cette méthode à d'autres langues importantes pour moi, notamment le ghomala, ma langue maternelle. Si je veux réellement progresser, je dois accepter de rémunérer quelqu'un pour son savoir, son temps et son accompagnement.

J'ai compris que payer un professeur n'est pas une dépense, mais un investissement. En rémunérant une personne compétente, j'achète bien plus que des connaissances : j'achète de la régularité, de la motivation, de l'exigence et, surtout, du temps gagné.

Cette prise de conscience change ma manière d'aborder l'apprentissage. Désormais, lorsque je voudrai maîtriser une compétence importante, je chercherai d'abord un bon enseignant avant de chercher une application.

NoGo pour DJIDJIM coffee en chine !

 

Aujourd'hui, j'ai reçu un devis d'une société chinoises concernant le packaging de mon projet de café moulu à base de café torréfié et de jujubes, DJIDJIM Coffee.

Le résultat est sans appel : le coût est environ cinq fois supérieur à ce que j'avais imaginé. Je pensais être autour de 250 dollars, mais la réalité est tout autre.

Curieusement, cette mauvaise nouvelle est en réalité une excellente nouvelle. Elle agit comme une via negativa : elle m'indique clairement une voie qu'il ne faut pas emprunter.

Cette expérience confirme une intuition profonde : si ce projet voit le jour, il devra être pensé de manière beaucoup plus locale. Plutôt que des emballages fabriqués en Chine, j'imagine désormais des contenants en bois, fabriqués localement, avec une finition bleu indigo si une technique adaptée existe, et une identité visuelle simple grâce à des marquages ou des stickers blancs. Ce serait bien plus cohérent avec l'esprit du produit et avec les valeurs que je souhaite lui donner.

Surtout, ce devis m'a permis de réaliser que ce projet est aujourd'hui secondaire. Il n'est pas prioritaire. Mon esprit est désormais plus libre, car je sais qu'il n'est pas nécessaire d'y consacrer davantage d'énergie pour le moment.

Mes véritables priorités au Cameroun sont désormais parfaitement claires :

  • acquérir le terrain situé au bord de la route, en évaluant précisément son coût avec mon père ;
  • parvenir, avec mes parents et les membres concernés de la famille, à créer un consensus afin de préserver et d'entretenir durablement notre maison familiale de Bafoussam.

J'apprécie aussi le fait que ces deux objectifs se situent dans le même environnement géographique, entre Bafoussam et Payang. Cette cohérence simplifie ma vision et renforce mon sentiment d'avancer dans une seule direction.

Au fond, ce devis n'a pas seulement répondu à une question de coût. Il m'a aidé à clarifier mes priorités, à éliminer une fausse piste et à me recentrer sur ce qui compte réellement aujourd'hui.

Presentoir version 2.0, production lancée Alhamdulillah.


 

Faut-il être passionné par son travail ?

Pendant longtemps, j'ai abordé cette question de manière binaire. Je passais d'une réponse à l'autre : oui, il faut s'investir à fond. Non, il faut garder ses distances. Oui. Non. Sans jamais accepter qu'une vérité puisse être nuancée.

Aujourd'hui, je pense que la bonne réponse est simplement : cela dépend.

Cela dépend du moment de la vie. Cela dépend de ce que représente ce travail. Cela dépend surtout de ce vers quoi on veut construire son existence.

Lorsque j'étais plus jeune, je me suis investi corps et âme dans mon travail. Être recruté à BNP Paribas représentait une immense opportunité. Je quittais la vie de consultant, avec son instabilité, pour intégrer une grande banque et obtenir un CDI. C'était exactement ce que je voulais à cette époque.

Je me suis donc donné sans compter. J'ai même refusé d'autres opportunités pour préserver cette chance. Plus tard, j'ai interrompu un processus de recrutement chez ING France parce que je voulais rester chez BNP Paribas. À ce moment-là, mon implication était sincère, naturelle et parfaitement cohérente avec mes aspirations.

Je pense d'ailleurs que lorsqu'on est jeune, et que l'on rejoint une entreprise que l'on admire réellement, il est normal de s'y investir pleinement. Si, à cette époque, j'avais été infographiste et que Pixar, Disney, ILM ou Digital Domain m'avaient proposé un poste, j'aurais probablement travaillé sans compter mes heures. Non pas par obligation, mais parce que j'aurais vécu un rêve.

Ce serait donc malhonnête de dire qu'il ne faut jamais s'impliquer dans son travail.

Mais vingt ans plus tard, je ne suis plus le même homme.

Après près de deux décennies dans l'informatique, je ressens autre chose. J'ai 43 ans. J'ai une épouse, des enfants, des projets personnels qui prennent désormais une place beaucoup plus importante dans ma vie. J'aspire à vivre au moins une période où je consacrerai mon énergie à ce qui me passionne profondément : développer KAM Éditions, faire grandir Mama TingaTinga, créer, écrire, vendre des livres jeunesse et construire un projet qui me ressemble.

Dans ce contexte, m'investir émotionnellement dans mon travail salarié serait presque contre-productif.

Je risquerais de développer des frustrations, d'attendre davantage de reconnaissance ou de me battre pour des sujets qui ne correspondent plus à mon véritable projet de vie.

À l'inverse, le fait d'accepter pleinement que mon travail n'est plus le centre de mon existence m'apporte beaucoup de sérénité.

Aujourd'hui, j'adopte davantage une posture de consultant. Je fais sérieusement ce que l'on attend de moi. Je reste force de proposition lorsque cela est utile. Mais je ne ressens plus le besoin de défendre chaque idée, de convaincre à tout prix ou de porter émotionnellement les décisions de l'entreprise.

Cette distance n'est pas un manque de professionnalisme.

C'est un choix conscient.

Elle me permet de préserver mon énergie pour préparer l'étape suivante de ma vie.

Finalement, je crois que la question n'est pas : Faut-il être passionné par son travail ?

La vraie question est : À cette étape de ma vie, où est-ce que je souhaite investir le meilleur de mon énergie ?

Et la réponse évolue avec le temps.

Il y a des saisons où l'on bâtit sa carrière.

Puis il y a des saisons où l'on prépare sa liberté.

Aujourd'hui, je suis clairement entré dans la seconde.

Pensées du jour — 08/07/2026

 


P1 — Faire d'Éloïc un allié
Je pense qu'il est dans mon intérêt de faire d'Éloïc, mon cousin qui vit avec mon père dans la maison familiale de Bafoussam, un allié plutôt qu'un adversaire. Malgré certains comportements passés qui m'ont fait douter de lui, il est sur place et je suis loin. Je n'ai rien à perdre à essayer de le faire travailler dans mon sens. S'il tient parole, tout le monde y gagnera. Sinon, je serai fixé une bonne fois pour toutes, calmement et sans ressentiment.

P2 — Mon attitude façonne mes émotions
Comme le disait Tony Robbins : « Emotions come from motion. » Je veux appliquer ce principe dans mon couple. En choisissant d'être souriant, enthousiaste, jovial et blagueur, je peux influencer positivement mon état d'esprit. Je ne veux plus attendre de ressentir les bonnes émotions pour agir, mais agir de manière positive afin de favoriser ces émotions.

P3 — Penser aux documents à imprimer
Je dois profiter de ma présence au travail pour imprimer tous les documents dont j'ai besoin : la chanson, les billets d'avion, le courrier de contestation et les autres documents importants. Mieux vaut tout faire en une seule fois et ne rien oublier.

P4 — Plus que deux jours à tenir
Il ne me reste plus que deux jours avant les vacances. Je sens la fatigue, mais je n'ai plus qu'un seul objectif : tenir jusqu'à samedi, terminer proprement ce qui doit l'être et profiter ensuite d'un repos bien mérité, inch'Allah.

P5 — Faire le point sur le crédit Cetelem
Pendant les vacances, je veux prendre le temps de faire un bilan complet de mon crédit Cetelem. C'est aujourd'hui le principal engagement financier qui pèse encore sur mon projet d'année sabbatique en 2028. Je veux connaître précisément ce qu'il reste à rembourser et réfléchir sereinement aux options qui me permettront d'aborder ce projet avec davantage de liberté.

mardi 7 juillet 2026

Pensées du jour — 07/07/2026

P1 — Faire preuve de douceur envers ma mère

Je réalise que ma conversion à l'islam affecte profondément ma mère. Même si elle respecte mon choix, je sens que cela lui fait de la peine. Je veux garder cette réalité en tête et continuer à faire preuve de patience, de douceur et de bienveillance envers elle.

P2 — Accepter que le désir évolue dans le couple
Je veux accepter que le désir dans mon couple ne soit plus celui des débuts. Ce n'est pas forcément un problème, mais une évolution naturelle. En laissant davantage de temps, d'espace et moins de pression, je crois que le désir peut renaître, inch'Allah.

P3 — Accepter que je puisse inspirer les autres
J'ai du mal à croire que je puisse inspirer quelqu'un par ma personne. Pourtant, à force de partager mon quotidien avec certaines personnes, il est possible que mon parcours ou ma persévérance aient un impact. Je veux simplement accepter cette possibilité avec humilité.

P4 — Rester lucide face aux difficultés de KAM Éditions
Le premier présentoir Carrefour a été endommagé. Je ne veux pas tirer de conclusions hâtives. Les ventes sont encourageantes ; il faut maintenant remplacer le présentoir et trouver une solution durable pour éviter que cela ne se reproduise.

P5 — À la BRVM, privilégier le temps long
L'affaire Uniwax confirme mon choix de ne pas spéculer à la BRVM. Je préfère investir avec une vision de long terme, dans des entreprises solides, plutôt que de rechercher des gains rapides.

P6 — La posture de consultant me libère
La posture de consultant continue de transformer ma manière de vivre mon travail. Je me concentre sur la qualité de ma mission, sans m'attacher excessivement aux décisions, aux changements de priorités ou aux contraintes de l'organisation.

P7 — Investir là où je peux réellement agir
La situation de notre terrain au village de Nke confirme qu'il est risqué d'investir dans des locaux commerciaux à distance. Je préfère un projet simple, utile et peu contraignant, comme une petite mosquée, plutôt qu'un investissement qui deviendrait une source de soucis.

P8 — Aligner mes investissements avec ma foi
Je décide de ne plus souscrire à des obligations et de privilégier les sukuk lorsqu'ils seront disponibles. Pour les actions, je veux être très attentif à la nature des entreprises dans lesquelles j'investis afin que mes placements restent cohérents avec mes convictions.

P9 — Le kettlebell est une priorité
Après 40 ans, le développement musculaire est indispensable. Le kettlebell devient donc mon entraînement quotidien prioritaire. La course reste un plaisir, mais je veux la pratiquer intelligemment, avec des pauses régulières, afin de préserver mon corps et progresser sur le long terme.

3 decisions pour le Cameroun

 

Trois décisions patrimoniales prises dans un moment de lucidité

Aujourd'hui, j'ai le sentiment d'avoir pris du recul et d'avoir regardé ma situation sans me laisser guider par mes envies ou par des projets séduisants, mais par la réalité. Ces trois décisions constituent désormais ma ligne de conduite.

1. Le terrain du village : sécuriser avant d'investir

Ma priorité n'est pas de construire, mais de sécuriser ce patrimoine.

Mon objectif à court et moyen terme est uniquement d'obtenir un titre foncier au nom de mon épouse et de moi-même. Une fois cette étape réalisée, je souhaite simplement protéger le terrain en construisant un mur d'enceinte.

Je prends la décision de ne rien construire sur ce terrain avant mes 49 ou 50 ans, si Dieu le veut. Tant que je ne vis pas au Cameroun et que je ne peux pas assurer une présence et une vigilance régulières, je considère qu'un investissement commercial sur ce terrain serait prématuré.

Je choisis donc la patience plutôt que la précipitation.

2. Le terrain de Yaoundé : ne plus investir

J'ai acheté ce terrain avec mon argent, mais il est juridiquement au nom de ma mère. Cette situation me convient.

Une boutique y a déjà été construite pour elle, et cela correspond à ce que je souhaitais.

En revanche, je prends la décision de ne plus investir d'argent dans ce terrain. Je ne construirai pas dessus et je ne chercherai pas non plus à le faire transférer à mon nom. Je préfère consacrer mes ressources à des projets dont la propriété est juridiquement claire.

3. La maison familiale de Bafoussam : préserver le foyer familial

La maison familiale de Bafoussam est aujourd'hui le véritable point d'ancrage de notre famille. C'est le lieu où nous pouvons tous nous retrouver, mes frères, mes sœurs et moi, dans un esprit de neutralité et d'unité.

Ma priorité est donc de convaincre mon père d'engager sa rénovation afin de lui redonner toute sa valeur et sa dignité.

Je souhaite également mobiliser mon frère et mes sœurs afin que nous participions ensemble à cette restauration. Au-delà des murs, il s'agit de préserver un héritage familial et de transmettre un lieu où les générations futures pourront toujours se retrouver.

Ces trois décisions me donnent une direction claire : sécuriser mon patrimoine personnel, ne plus disperser mes investissements et renforcer ce qui constitue déjà le cœur de notre patrimoine familial.

dimanche 5 juillet 2026

Pensées du jour — 05/07/2026


P1 — Finir avant de commencer autre chose
Ma priorité est de terminer Mama TingaTinga et le rire enchanté, le premier roman commencé avec Douglas. Je veux aller au bout de ce projet avant d'en lancer un autre, car il marquera le début de la gamme de romans de KAM Éditions. L'exécution doit désormais passer avant les nouvelles idées.

P2 — Protéger mon cœur en maîtrisant ce que je regarde
Je comprends que le problème n'est pas de ressentir parfois de l'envie, mais de m'exposer à des informations qui l'alimentent. Les célébrités, le sport de haut niveau ou la politique internationale peuvent stimuler des comparaisons inutiles. En détournant mon regard de ce qui nourrit cette envie, comme le recommande le Prophète ﷺ, je protège mon cœur et je reste concentré sur mon propre chemin.

P3 — Être plus indulgent avec moi-même
Je dois arrêter de culpabiliser dès que je ne fais pas exactement ce que j'avais prévu ou lorsque je ne tiens pas un engagement. La plupart du temps, ce n'est pas intentionnel : les priorités changent, les circonstances évoluent et je fais simplement de mon mieux. Je veux apprendre à corriger mes erreurs sans me juger avec une sévérité excessive.

Pensées du jour — 04/07/2026

 


P1 — Le Sénégal est la priorité
L'urgence est désormais au Sénégal. Les retards accumulés et les récents incidents me rappellent que je dois recentrer mon énergie sur les opérations. Mon prochain séjour devra me permettre de remettre de l'ordre, de clarifier les priorités et de préparer efficacement la fin d'année.

P2 — Régler définitivement le problème des clés
Je dois résoudre le problème des clés avec méthode. La priorité est de refaire les badges afin de retrouver un fonctionnement normal. En parallèle, je veux effectuer une dernière recherche sérieuse de la clé verte dans l'appartement avant de considérer qu'elle est définitivement perdue.

P3 — M'ancrer dans la voie mouride
Je choisis de m'engager pleinement dans le mouridisme plutôt que de chercher à créer une démarche personnelle autour de ma foi. Cette voie a fait ses preuves et constitue, pour moi, le meilleur cadre pour grandir spirituellement avec humilité et constance.

P4 — Accepter le rythme des choses
Je suis toujours dans l'attente de l'électrification de ma villa au Sénégal. Je vais contacter mon interlocuteur à la Senelec pour savoir s'il existe un moyen d'accélérer le processus. Si tout dépend désormais de l'administration, je veux apprendre à patienter sereinement et à accepter ce qui n'est plus entre mes mains.

Statégie S2 - 2026