Chaque année, à la sortie de l’été et à l’approche de l’hiver, je traverse le même passage à vide. Mon énergie chute, mon regard devient plus sombre, plus pessimiste. Je prends du poids, je perds en discipline, et tout ce qui arrive me paraît plus lourd, plus difficile à supporter.
J’ai longtemps camouflé ça derrière une blague — me laisser pousser la barbe et dire que je passe en « mode ours ». Mais ce n’est plus une solution. Cette année, je refuse de céder. Je garde ma discipline douze mois sur douze. J’accepte que ce passage est normal pour moi, qu’il reviendra chaque hiver, mais je décide de rester vigilant et de prendre du recul.
Je ne dois pas tout peindre en gris : ni mon couple, ni mes enfants, ni mon travail. Rien n’est aussi catastrophique que ce que mon esprit me fait croire en hiver. Le vrai signal de dérapage, c’est la barbe laissée pousser, le laisser-aller physique. Alors non : le week-end prochain, je vais me raser proprement. Je refuse le décrochage.
Objectifs clairs : atteindre les 90 kg au calme, et dès 88 kg, relancer les courses de 10 km — au moins une tous les deux mois, dès le dernier bimestre de cette année. Inch’Allah.
Ce que je dois retenir : chaque hiver, j’ai toujours ce « crash ». Ce n’est pas une fatalité, mais un cycle connu. Et chaque année, si je n’y prends pas garde, tout me semble dix fois plus lourd : les petits bobos des enfants, les retards des chantiers, les contretemps du business. Tout se teinte de gris.
Alors cette fois, je garde le cap. Je ne laisse pas l’hiver dicter ma discipline. Je le traverse, et je continue d’avancer.
Veux-tu que je t’aide à en faire une fiche pratique (genre un rappel clair avec « Symptômes du crash / Stratégies pour rester debout ») que tu pourras relire à chaque automne comme une check-list ?
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