jeudi 30 avril 2026

Pourquoi le mouridisme

 Aujourd’hui, je mets des mots clairs sur un tiraillement intérieur que je ne peux plus ignorer.

Je sens en moi une énergie créative constante. Elle s’exprime à travers mes idées, mes projets, mes concepts — qu’il s’agisse des musulmans bamiléké ou de formats comme « Que ferait le Prophète ». Cette créativité est naturelle chez moi, presque irrépressible.

Mais en même temps, je réalise quelque chose d’essentiel : cette dispersion me fatigue et, au fond, ne m’apporte pas la profondeur que je recherche. Elle me donne l’impression d’avancer sans vraiment m’ancrer.

Alors je me pose une question honnête : à quoi est-ce que je veux réellement consacrer mon énergie ?

La réponse commence à s’imposer avec clarté.

Si je m’engage dans le mouridisme, alors cet engagement mérite d’être total, sincère et concentré. Cela signifie faire le choix de la profondeur plutôt que de la multiplication des idées. Cela signifie orienter mon esprit vers la connaissance réelle : comprendre, étudier, méditer sur l’œuvre et la voie de Cheikh Ahmadou Bamba, et m’imprégner de cet héritage avec sérieux.

Je comprends aussi que me concentrer n’est pas renoncer à ma créativité. C’est lui donner une direction. C’est éviter qu’elle devienne du bruit, ou pire, une source de regrets.

Je ne rejette pas ce que j’ai fait ni ce que je suis. Mais je choisis d’aligner davantage mes actions avec ce que je ressens comme étant juste pour moi aujourd’hui.

Moins d’éparpillement. Plus de profondeur. Plus de cohérence.

C’est un choix exigeant, mais c’est un choix apaisant.

Et je sens que c’est le bon.

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