Aujourd’hui, je prends conscience d’un mécanisme que je reproduis souvent dans mon travail : le faux sentiment d’urgence.
Je suis en train de travailler sur un document à rendre, et je réalise que je me mets une pression excessive. Pourtant, cette urgence n’est pas réellement la mienne. Elle ne m’implique pas personnellement dans son essence. La situation est urgente en soi, indépendamment de moi, indépendamment de mon intervention.
Et c’est précisément là que réside l’erreur.
Je transforme une urgence contextuelle en une urgence personnelle. Je la porte sur mes épaules comme si tout dépendait de moi, comme si je devais agir dans la précipitation. Cette pression vient de mon sens du devoir, de mon exigence de bien faire, mais ici, elle est mal placée.
Mon rôle n’est pas de porter l’urgence.
Mon rôle est d’agir avec justesse pour contribuer à résoudre une situation urgente.
Cela change tout.
Car agir dans l’urgence pousse à la précipitation, à l’approximation, parfois même à l’erreur. À l’inverse, agir avec rigueur, calme et précision permet d’apporter une vraie réponse, au bon moment, avec la qualité attendue.
Je dois donc apprendre à faire la distinction :
la situation peut être urgente, mais mon action ne doit pas être précipitée.
Je ne suis pas l’urgence. Je suis celui qui intervient pour y répondre.
Et pour bien y répondre, je dois rester lucide, structuré et rigoureux.
C’est un rappel essentiel pour mon quotidien de consultant : ne pas confondre pression et responsabilité, ni urgence et précipitation.
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